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Le Pérou se garde contre le covid-19 malgré une diminution des infections

Les autorités sanitaires du Pérou restent en alerte face à une éventuelle épidémie de COVID-19, malgré la tendance à la baisse continue des cas actifs dans le pays, qui sont actuellement au nombre de 74 676, selon EFE.

Le rapport de samedi du ministère de la Santé (Minsa) a porté les cas confirmés depuis mars dernier à un total de 846 088, après en avoir ajouté 1517 au cours des dernières 24 heures, tandis que les décès ont atteint 33223, avec 65 nouveaux décès.

Cependant, les données officielles indiquent que, sur le total des personnes infectées, 738 189 ont déjà été libérées d'un centre médical ou ont terminé leur quarantaine à domicile.

Le nombre de patients hospitalisés est également tombé à 6 334, soit 210 de moins que dans le rapport précédent, tandis que 1 207 d'entre eux restent en unité de soins intensifs (USI).

Malgré ces chiffres encourageants, les médecins et spécialistes ont lancé l'alerte pour une éventuelle épidémie de la maladie dans les semaines à venir, une situation que les autorités jugent également probable si le public néglige les mesures de sécurité sanitaire.

En attendant la deuxième vague

Dans ce contexte, la ministre de la Santé, Pilar Mazzetti, a indiqué que son pays dispose actuellement de 2 500 équipes d'intervention rapide pour faire face à une éventuelle deuxième vague de la pandémie.

Mazzetti a souligné que les facteurs les plus importants de la baisse des effectifs de la maladie sont «l'effort» de la population pour respecter les mesures sanitaires et les restrictions établies par les autorités.

Il a cependant souligné que les citoyens doivent "continuer à résister" et ne pas se négliger car il y a encore des dizaines de décès quotidiens dus à la maladie.

Plan de santé mentale

Mazzetti a également annoncé que, dans le contexte de la pandémie, l'exécutif fait la promotion d'un plan de santé mentale auquel il a alloué 551 millions de soles (157,4 millions de dollars).

Lors de sa participation à un séminaire virtuel international, la ministre a indiqué que «c'est une réelle opportunité d'aborder les problèmes de santé mentale» dans son pays.

Il a ajouté qu'en plus des établissements spécialisés, il existe également des modules pour la prise en charge des mineurs ayant fait l'objet de violences ou d'événements traumatisants, ainsi que des foyers d'accueil pour la réadaptation et le rétablissement.

"Nous allons également avoir 28 unités qui permettront l'hospitalisation de patients souffrant de troubles mentaux dans différents établissements de santé, ce qui nous donnera l'espoir que la santé mentale atteint partout", at-il remarqué.

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