La comète 3I Atlas, troisième objet interstellaire confirmé de l’histoire, continue de susciter l’étonnement au sein de la communauté scientifique internationale. Découvert il y a seulement cinq mois, son comportement a remis en question les modèles traditionnels de formation des comètes.
Une étude récente, réalisée par l’Observatoire astronomique de Montsec en Catalogne, a révélé que le corps céleste présente des signes de cryovolcans, c’est-à-dire de volcans qui expulsent de l’eau glacée. De plus, elle contient une concentration de métaux – comme le fer et le nickel – bien supérieure à celle enregistrée dans n’importe quelle autre comète du système solaire.
Les images capturées par le télescope Hubble et la mission PUNCH de la NASA confirment que 3I Atlas combine des caractéristiques de comète avec une composition sans précédent, ce qui en fait un objet unique pour l’étude de la chimie cosmique et de la formation planétaire.
Cryovolcans et composition métallique
Les modèles cométaires décrivent ces roches gelées comme riches en éléments volatils : eau, dioxyde de carbone, poussières et roches. Cependant, 3I Atlas concentre de grandes quantités de fer et de nickel, ainsi qu’une abondance d’eau.
Cette interaction chimique provoque la formation de magnétite et libère de l’énergie et des gaz supplémentaires, ce qui explique l’activité cryovolcanique observée.
Similitudes avec les chondrites carbonées
La composition de 3I Atlas ressemble à des fragments de chondrites carbonées trouvées sur Terre, des roches formées il y a environ 4,5 milliards d’années et contenant du fer, du nickel et du carbone.
Cette connexion nous permet de déduire les processus chimiques qui pourraient se produire à l’intérieur de la comète interstellaire, élargissant ainsi les modèles de formation planétaire et montrant que toutes les roches de la Voie lactée ne se forment pas de la même manière.