Quelque 160.000 personnes se sont rassemblées samedi dans les rues de Paris et dans plus de 200 villes de France pour protester contre le passeport sanitaire imposé par le gouvernement.
Pour la septième semaine consécutive, plusieurs groupes de manifestants ont défilé dès les premières heures de l’après-midi, ont constaté des journalistes de l’AFP en criant : « Liberté ! » et « Résistance! »
Au total, 159 484 personnes ont manifesté, dont 14 500 à Paris, un mouvement à la baisse, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Selon le ministère, il y a eu 222 actions dans le pays et les deux plus importantes en dehors de Paris étaient à Montpellier (9 500 personnes) et Mulhouse (5 500).
La semaine dernière, plus de 175 000 personnes ont manifesté, selon le ministère de l’Intérieur, dont 14 700 à Paris.
Selon le groupe militant Le Nombre jaune, au moins 319 290 manifestants sont descendus dans la rue.
Chaque samedi, depuis juillet, des centaines de milliers de personnes de divers groupes ont manifesté dans les rues, comme les « gilets jaunes », militants anti-vaccins, théoriciens du complot et opposants au gouvernement du président Emmanuel Macron.
Le pass santé, obligatoire dans les bars, les restaurants, les transports longue distance ou encore les hôpitaux, pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre, limite fixée par la loi, « si le covid ne disparaît pas de nos vies », a prévenu le ministre de la Santé, Olivier Véran.
Pour Virginie, une horticultrice de 46 ans, qui n’a pas voulu révéler son nom de famille et qui a manifesté à Rennes (ouest), le laissez-passer santé « est un scandale ».
« Ce vaccin est encore expérimental, je pense qu’il n’est pas fiable du tout, encore plus dangereux que le covid, qui n’est pas pire qu’une forte grippe », a-t-il déclaré.
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie de covid-19 a déjà fait plus de 114 000 morts en France.
Le pass sanitaire, effectif à partir du 16 août, sera également imposé à partir de lundi aux salariés des lieux où les clients sont actuellement sollicités. Les salariés qui refuseraient de le présenter pourraient voir leur contrat de travail suspendu.
Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, plus de 48 millions de Français (71 % de la population) ont reçu au moins une dose et 42,7 millions les deux doses prescrites. / AFP.