Au milieu des tensions à la frontière russo-ukrainienne, le gouvernement américain a annoncé qu’il déploierait environ 3 000 militaires en Roumanie, en Pologne et en Allemagne dans les prochains jours.
« Dans le cadre de cet engagement et pour se préparer à diverses éventualités, les États-Unis vont bientôt déplacer des forces supplémentaires en Roumanie, en Pologne et en Allemagne », a déclaré le secrétaire de presse du Pentagone, John Kirby, cité par TASS.
Selon lui, le président Joe Biden « a clairement indiqué » que les États-Unis « répondront à la menace croissante qui pèse sur la sécurité et la stabilité de l’Europe », a rapporté l’agence TASS.
Il a précisé qu’environ 1 000 soldats seront envoyés en Roumanie et 2 000 en Pologne et en Allemagne, a rapporté EFE.
Ces groupes « sont formés et équipés pour une série de missions visant à dissuader les agressions et à réaffirmer notre engagement envers les alliés », a-t-il noté.
Kirby a affirmé que « l’engagement de Washington envers l’article 5 de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui exige une réponse conjointe au cas où un ou plusieurs pays de l’alliance seraient attaqués, continuera d’être à toute épreuve ».
répudiation russe
Après l’annonce américaine, le gouvernement russe a condamné l’envoi de troupes et a averti que l’action prenait des « mesures destructrices ».
« Ce sont des mesures destructrices, absolument injustifiées, qui renforcent la tension militaire et limitent l’espace des décisions politiques », a déclaré à l’agence Interfax Alexandr Grushko, vice-ministre russe des Affaires étrangères.
Le président russe Vladimir Poutine a averti mardi que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN pourrait conduire à une guerre entre la Russie et l’Alliance atlantique pour le contrôle de la péninsule de Crimée.
Il a accusé les États-Unis et l’OTAN d’ignorer les exigences de sécurité russes, en particulier leur opposition à la politique de la porte ouverte de l’Alliance atlantique, qui, selon lui, « n’est écrite nulle part ».
L’une des demandes russes comprend le retrait des troupes alliées et des armes des pays qui ont rejoint l’OTAN en 1999 et 2004, dont la Pologne, la Roumanie et les trois républiques baltes, a noté EFE.