Le programme de cours comprend des connaissances historiques, sociales et culturelles de la capoeira, en plus de cours expérimentaux; Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 2 novembre

Saviez-vous que la capoeira était autrefois considérée comme un crime au Brésil ? Jusqu’à l’abolition de l’esclavage, la loi punissait les pratiquants de capoeira de peines allant jusqu’à 300 coups de fouet et le cachot. La pratique a continué à être considérée comme un crime jusqu’en 1937, avec une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison. Aujourd’hui, connue dans le monde entier, elle n’est plus pratiquée uniquement par les Noirs, mais rejointe par toute personne intéressée.
Le Centre d’Etudes Africaines (CEA) de la Faculté de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines (FFLCH) de l’USP promeut, à partir du 5 novembre, le parcours de diffusion A l’intérieur et à l’extérieur de la roda : les expériences de la capoeira. Dans une modalité totalement présentielle, les organisateurs proposent d’élargir le débat sur l’importance de la capoeira et ses implications historiques, sociales et culturelles, pendant un mois. Le cours est coordonné par la professeure Marina de Mello e Souza, du Département d’histoire sociale de la FFLCH.
Les cours auront toujours lieu le samedi, de 9h à 13h, dans le bâtiment Histoire et Géographie, en salle 13 – Ilana Blaj. Avec 40 places disponibles, l’inscription est gratuite et effectuée par le Système Apollon jusqu’au 2 novembre. Si le nombre de candidats dépasse le nombre de postes vacants, l’inscription se fera par tirage au sort. Les organisateurs recommandent aux inscrits d’être présents à 75% des cours, la présence étant obligatoire.
Tous les participants qui ont une assiduité minimale de 75% recevront des certificats de fin de cours délivrés par le Service Culture et Vulgarisation FFLCH.
Programme
Le cours a deux fronts : la construction du débat théorique sur la capoeira et sa construction historique, et l’expérience de la pratique de la capoeira à partir de sa musicalité, de sa tradition et de son mouvement. Le programme compte quatre heures pour la partie théorique et quatre autres pour son application pratique, qui aura lieu à Praça do Relógio, à Cidade Universitária.
Les organisateurs entendent travailler depuis les éléments primordiaux de la capoeira, connaissant ses racines originelles de lutte et de résistance, jusqu’à la reconnaissance de ses aspirations premières et sa criminalisation. Au cours de la pratique de la modalité, les participants entreront en contact avec les instruments et pourront réfléchir sur la profondeur des chants traditionnels.
Publié : 28/07/2021
Le programme comprendra également le processus de dépénalisation de la capoeira et les fondements théoriques de la soi-disant Capoeira Angola, une modalité plus lente, pratiquée parmi les esclaves et axée sur les mouvements de défense. Enfin, la Capoeira Regional sera abordée, dans laquelle l’accent du combat est mis sur les mouvements d’attaque.
De plus, les cours questionneront également le bon sens selon lequel la pratique ne s’adresse qu’aux hommes, présentant l’insertion des femmes tout au long de l’histoire de la capoeira.
A la fin du cours, les rencontres aborderont l’art de faire de la capoeira à l’époque contemporaine, comme l’héritage laissé par ce sport, qui se présente aussi comme un art et un élément pédagogique. Les conférenciers arrivent à la fin du programme en montrant la capoeira comme patrimoine immatériel de l’humanité, et les impacts générés par cette reconnaissance, avec les défis et les chemins qui restent à ce jour.
Plus d’information: https://sce.fflch.usp.br/programa-637