Le livre « Transition énergétique au Brésil », dont le chercheur Drielli Peyerl est l’un des éditeurs, traite, entre autres, de la façon dont le scénario énergétique brésilien peut changer


Le livre Transition énergétique au Brésil présente le processus de transition énergétique dans le pays et offre de nouvelles perspectives sur ce processus et des réflexions sur le scénario énergétique brésilien, qui est connu internationalement pour sa matrice électrique renouvelable, l’utilisation d’alcool dans les voitures flex-fuel et les gisements de pétrole et de gaz naturel. L’ouvrage a été travaillé pendant deux ans et compte 15 chapitres avec des résultats originaux de recherche et de réflexion. Le lancement est prévu le 13 avril, à 17 h, au Centre de recherche pour l’innovation sur les gaz à effet de serre (RCGI), à l’École polytechnique.
L’une des principales questions soulevées dans le livre concerne la façon dont le scénario énergétique brésilien va changer. L’un des éditeurs du livre, Drielli Peyerl, chercheur collaborateur à l’Institut de l’énergie et de l’environnement de l’USP et au RCGI, explique que les auteurs ont essayé de se concentrer précisément sur les particularités énergétiques du pays. « Quand on parle de transition énergétique au Brésil, il faut penser à tout le contexte historique, mais aussi au contexte régional, aux opportunités et aussi à la diversification de la matrice énergétique brésilienne », explique le chercheur.
Le livre apporte exactement cela : différentes approches qui répondent à ce processus actuel et historique de transition énergétique, en examinant des scénarios futurs sur la manière dont nous pouvons gérer ce processus. D’autres points abordés par les travaux sont les perceptions et les technologies impliquées dans cette transition, telles que les technologies bas carbone.
La technologie des procédés
La technologie s’est concentrée sur l’hydrogène vert dans le pays et s’il deviendra un acteur sur le marché international de cette énergie ou s’il envisage de l’utiliser au niveau national. « Donc, ces deux technologies, l’hydrogène et le captage d’énergie, sont les deux fronts dont nous avons discuté pour atteindre principalement les objectifs de décarbonation », précise le chercheur.

Elle dit aussi que le pays a des problèmes de régulation, de prix et de transfert de technologie pour la mise en place de ces nouvelles technologies et énergies renouvelables. « Le Brésil s’est engagé dans la réalisation et la mise en œuvre de ces technologies », dit-il. O Stockage du captage du carbone (CCS), déjà utilisé dans le pays, fait également l’objet d’analyses.
Cette technologie bas carbone, qui permet de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère, est déjà un moyen d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, comme le prône l’ONU. Le CSC, au lieu de libérer, stocke du dioxyde de carbone. « Sans ces technologies, nous n’y parviendrons pas d’ici 2050 », déclare Drielli. « Ainsi, cette technologie joue un rôle fondamental dans la réduction des émissions de CO2 », ajoute-t-elle.
Le processus ici dans le pays pour la mise en œuvre de ces technologies, telles que le CSC et l’hydrogène vert, est très lent et forcé en fonction du développement des technologies au niveau mondial. Le besoin, cependant, est pour une mise en œuvre toujours plus rapide. Pour cela, des cadres réglementaires sont nécessaires, ainsi que la jalon juridique de l’énergie solaire. « Il est impossible de parler de transition énergétique sans cet aspect », explique Drielli.
La transition énergétique n’est pas seulement entre les mains de Petrobras, mais dépend d’une force beaucoup plus grande des niveaux mondial, national et local », rappelle le chercheur. L’entreprise a adopté des attitudes très positives envers l’énergie durable, qu’elle reproduit dans d’autres dans le même domaine : « Les compagnies pétrolières, globalement, se penchent davantage sur cette question de [energias] énergies renouvelables pour suivre ces principes de transition énergétique », déclare-t-il. Petrobras est déjà un acteur mondial de la transition énergétique. « Le gouvernement et les grandes entreprises nationales, comme Petrobras, sont au cœur du développement de cette perspective de transition énergétique », conclut Drielli.
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