Des soldats de l’armée témoignent aujourd’hui devant le PF sur le terrorisme du 8 janvier

São Paulo – La police fédérale organise un groupe de travail ce mercredi (12) à Brasília pour entendre environ 80 militaires sur la tentative de coup d’État, qui a eu lieu le 8 janvier. A l’occasion, des partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont envahi et détruit le siège des Trois Puissances dans la capitale fédérale. Les militaires des armées et du Bureau de la sécurité institutionnelle (GSI) doivent être entendus.

Parmi les témoignages qui seront recueillis aujourd’hui figurent ceux du général Gustavo Henrique Dutra de Menezes, qui était à la tête du commandement militaire du Planalto. En poste depuis avril 2022, Dutra a été destitué sous suspicion, après les actes antidémocratiques et réaffecté par l’armée à la direction adjointe de l’état-major général de la corporation.

Un autre témoignage attendu est celui du colonel Paulo Jorge Fernandes da Hora, qui commandait le bataillon de la garde présidentielle. L’unité était responsable de la sécurité du palais du Planalto. La police fédérale veut cependant savoir si ces militaires ont participé directement ou s’ils se sont omis pour que le siège du gouvernement soit envahi.

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Le PF enquête également pour savoir si la Garde a rendu difficile le retrait des criminels de la scène. Selon les informations du CNNla Police fédérale a convoqué plusieurs agents, dont ceux qui seraient absents aujourd’hui, pour recueillir tous les témoignages tout au long de ce mercredi.

L’objectif est d’accélérer la réalisation de l’enquête. Toujours en février, le ministre du Tribunal fédéral (STF), Alexandre de Moraes, a décidé qu’il appartenait au Tribunal de juger les militaires impliqués dans les actes du 8 janvier, et non à la Justice militaire.

soupçons de collaboration

Le ministre a également analysé une demande du PF d’enquêter sur d’éventuels crimes commis par l’armée, entendus lors de la 5e phase de l’opération Lesa Pátria. Dans la demande, Moraes a indiqué « une éventuelle participation/omission de l’armée brésilienne, responsable du bureau de la sécurité institutionnelle et du bataillon de la garde présidentielle ».

Le magistrat a également justifié que tous les crimes sont prévus dans le Code pénal et que la loi ne fait aucune distinction entre enquête civile ou militaire.

Dans son témoignage devant la Commission parlementaire d’enquête (CPI) sur les actes antidémocratiques de la Chambre législative du District fédéral, l’ancien commandant des opérations de la police militaire du District fédéral, le colonel Jorge Eduardo Naime, a également déclaré que l’armée tenté d’empêcher l’arrestation de manifestants ayant participé aux attaques criminelles.

Selon le colonel, une barrière a été faite avec des soldats de l’armée pour empêcher l’arrestation de suspects d’actes de coup d’État et qui se trouvaient dans le camp installé devant le quartier général de l’armée à Brasilia. Des vidéos prises lors des attaques ont également montré une dispute entre des PM et des soldats, qui semblaient protéger les vandales.

En mars, le bureau du procureur général (PGR) a ordonné l’ouverture d’une enquête contre des membres des forces armées pour leur implication présumée dans des actes de coup d’État. Ce mardi (11), la Cour suprême a confirmé qu’elle convoquerait la semaine prochaine le procès de 100 prisonniers impliqués dans les actes terroristes du 8 janvier.