São Paulo – La Cour suprême fédérale (STF) a publié des éclaircissements sur la demande de négociation syndicale en cas de licenciement collectif, objet d’un jugement rendu en juin dernier. Selon la Cour, cette exigence ne s’applique qu’aux licenciements intervenus après le 14 juin 2022. C’était la date de publication du procès-verbal de l’arrêt d’appel extraordinaire (E) 999 345, qui a abouti à une thèse de répercussion générale.
Cela s’est produit parce que les entreprises impliquées dans l’affaire Embraer et Eleb Equipamentos ont souligné une éventuelle contradiction entre la thèse du jugement et le jugement. Ainsi, le STF « aurait laissé ouverte la possibilité d’une application rétroactive de l’entente ».
« Bien que la compréhension du Tribunal supérieur du travail (TST), contre laquelle le recours a été formé, était que la négociation collective était essentielle, l’affaire n’a pas été apaisée au Tribunal du travail, et les tribunaux régionaux du travail ont rendu des décisions qui ont validé les actions collectives de licenciement malgré la absence d’intervention syndicale », dénonce la STF. Le tribunal envisageait des embargos (appels) sur le jugement.
Pour le ministre Luís Roberto Barroso, la rétroactivité imposerait une « charge disproportionnée » aux employeurs. De plus, aucune disposition légale ou constitutionnelle n’impose cette exigence. Il a été rejoint dans ce vote par Alexandre de Moraes, Dias Toffoli, André Mendonça, Nunes Marques et Gilmar Mendes. Les juges Rosa Weber et Cármen Lúcia ont accompagné le rapporteur, Edson Fachin, pour avoir rejeté les embargos. A son tour, Luiz Fux s’est déclaré hors-jeu. À l’heure actuelle, le STF compte 10 juges, car Ricardo Lewandowski a pris sa retraite.