Que dit la législation brésilienne ?

Année après année, la représentation politique devient de plus en plus une question à débattre et à étudier.

Les dernières élections, en 2022, ont été marquées par une participation record des femmes et des Noirs. L’augmentation de ces candidatures fait suite au changement des règles du Fonds électoral.

Dans ce texte, Politisez ! ça présente ce que fait la législation brésilienne pour garantir des élections diversifiées et pluralisées.

Qu’est-ce que la représentation ?

Pour comprendre quelles règles garantissent la représentation dans la politique brésilienne, nous devons d’abord définir ce que signifie ce terme.

Selon le dictionnaire Michaelis, le mot est utilisé pour désigner une personne ayant le « droit reconnu de représenter un groupe, une communauté, etc. ».

Dans le contexte électoral, la représentation agit également dans le choix d’une voix pour un groupe de personnes.

Cette personne choisie portera dans le débat les revendications de chaque partie de la population qu’elle représente.

C’est pourquoi une politique plurielle a besoin de représentants des types les plus variés.

Et quels sont les avantages d’une politique pluralisée ?

Le Brésil est un pays multiculturel, avec une population de plus de 210 millions d’habitants, selon l’IBGE.

En période électorale, cela représente plus de 156 millions d’électeurs, dont plus de la moitié (52,61%) sont des femmes.

Étant un pays de dimension continentale, il est courant qu’il existe différents groupes qui doivent être représentés par la législation nationale.

Ainsi, une politique qui parvient à diversifier ses représentants devient plus juste lors de la création de lois, de politiques publiques, d’initiatives et de programmes sociaux.

Quelles règles sont définies par les lois fédérales ?

Au Brésil, il existe certaines règles visant à encourager la participation des femmes et des Noirs à la politique.

Parmi elles, les principales législatures fédérales qui abordent la question de la représentation sexuelle et raciale aux élections sont :

La loi fédérale n° 9.504 a vu son troisième alinéa modifié par l’art. 3 de la loi n° 12 034/2009 et précise que « Sur le nombre de postes vacants résultant des règles prévues dans cet article, chaque parti ou coalition comblera le minimum de 30 % (trente pour cent) et le maximum de 70 % (soixante-dix pour cent). pour cent) pour les candidatures de chaque sexe.

Autrement dit, sur tout le territoire national, il est obligatoire qu’au moins 30% des candidats des partis ou coalitions qui forment une élection soient des femmes.

L’amendement constitutionnel dit : « Art. 2° Aux fins de la répartition des ressources du Fonds des Partis et du Fonds Spécial de Financement de Campagne (FEFC) entre les partis politiques, les votes accordés aux candidates féminines ou aux candidats noirs à la Chambre des Députés lors des élections tenues de 2022 à 2030 seront comptés doublement ». .

Ainsi, depuis la dernière élection, en 2022, les votes des candidats noirs et féminins comptent double pour la répartition des ressources des fonds partis et électoraux.

Comment se produit cette division ?

La division se déroule comme suit :

  • 2 % des ressources sont réparties à parts égales entre les parties ;
  • 35% vont aux partis qui ont au moins un représentant à la Chambre des députés, en fonction de la proportion de voix obtenues par eux.
  • Le reste est réparti entre une part de 48 %, répartie proportionnellement ;
  • Enfin, une part de 15 % est répartie entre les partis ayant des représentants au Sénat.

Le vote double n’est pas cumulatif, c’est-à-dire que dans le cas des femmes noires, le vote ne doublera qu’une seule fois.

Qu’est-ce que tout cela signifie en pratique ?

Les règles nationales stipulent que, pour les candidates féminines, tous les partis doivent réserver au moins 30 % des candidatures à la Chambre des députés aux femmes.

En outre, au moins 30 % des heures d’élections à la radio et à la télévision doivent être consacrées aux candidates.

Toujours en parlant d’heures électorales, les votes des candidates comptent double pour le temps passé par le parti à la radio et à la télévision.

Concernant le financement, deux exigences sont mises en avant :

  • 30% des ressources du Fonds Électoral doivent être affectés aux campagnes des candidats ;
  • 5 % des ressources du parti sont réservées à la création de programmes d’incitation pour les femmes en politique.

Pour les candidatures noires, le règlement stipule que la répartition du fonds électoral doit être proportionnelle au nombre de candidats.

En outre, la règle du double vote pour le temps de radio et de télévision compte également.

Cela se produit parce que, comme pour le Fonds électoral, le temps réservé à la propagande politique électorale est également divisé proportionnellement.

En d’autres termes, plus un parti a de voix, plus il peut obtenir de temps publicitaire.

C’est pourquoi, L’amendement constitutionnel n° 111 est considéré comme une avancée dans la promotion de la participation politique des citoyens noirs et des femmes.

Quelle est la punition pour ceux qui enfreignent la règle ?

Dans cette affaire, la sanction est claire et directe. Le parti ou le candidat qui contourne les quotas de genre ou de race pour encourager la participation politique peut voir sa candidature révoquée.

Récemment, à Belo Horizonte (Minas Gerais), le désormais ancien conseiller Uner Augusto, entré en fonction en février 2023, a perdu son mandat après avoir triché sur les quotas de genre.

Après une enquête, le TSE a trouvé des preuves de fraude dans la candidature de quatre femmes du parti d’Augusto.

Où peut-on encore aller ?

La représentation politique au Brésil a augmenté ces dernières années. Malgré cela, les femmes et les Noirs restent minoritaires aux postes électifs. Lors des élections de 2022, sur 513 députés fédéraux, 135 parlementaires noirs et 91 femmes ont été élus.

En outre, d’autres groupes doivent encore accroître leur représentation dans le débat politique, comme les peuples autochtones, les personnes handicapées et les LGBT. Par exemple, il n’y a que deux députés trans et cinq autochtones.

La pluralisation (efficace) de la politique nécessite un examen attentif des mesures d’incitation.

Cet agenda sera probablement de plus en plus en vogue, dans les coulisses, dans la rue et dans la pratique politique brésilienne. Il est donc important de discuter de plus en plus de cette question.

Les références:
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