La police péruvienne a violemment réprimé mardi un groupe de personnes qui manifestaient pacifiquement contre la décision de la Cour constitutionnelle d’accorder la liberté immédiate à l’ancien président Alberto Fujimori, a rapporté Telesur.
Vidéos publiées dans réseaux sociaux Ils montrent comment des policiers attaquent des manifestants qui se trouvaient devant le Palais de Justice pour refuser la grâce accordée à Fujimori.
#URGENT Des affrontements ont lieu entre la police et les citoyens devant le Palais de Justice. Les citoyens se sont rassemblés dans ce lieu pour montrer leur rejet de la grâce d’Alberto #Fujimori @teleSURtv pic.twitter.com/bGEIgoqhpJ
– Alejandra Elías (@caidaalnacer) 6 décembre 2023
Après avoir appris l’ordre de libération du dictateur péruvien, les proches des victimes de Barrios Altos et de La Cantuta à Lima, ainsi que d’autres citoyens, se sont rassemblés devant le Palais de Justice pour rejeter la décision du TC.
Des dizaines de personnes, avec des fleurs et des photos d’étudiants universitaires assassinés par l’équipe militaire, ont scandé « la grâce est une insulte », rejetant clairement la décision du TC.
« C’est un outrage, une atteinte au droit à la justice des familles des victimes », a déclaré aux médias locaux Carmen Amaro, sœur de l’étudiant Armando Amaro Cóndor, victime du massacre de l’université de La Cantuta en 1992.
L’Association des Droits de l’Homme a fermement condamné cette décision, la considérant comme un mépris de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. « La communauté internationale suit de près ce défi à la légalité internationale », a-t-il ajouté dans un communiqué.
Depuis 2009, Alberto Fujimori purgeait une peine pour crimes contre l’humanité dans la prison de Barbadillo, située à l’est de Lima, pour la mort de 25 personnes lors de deux massacres perpétrés en 1991-1992 par une escouade de l’armée péruvienne.