Le Brésil s’unit pour défendre la démocratie

Des mouvements sociaux, syndicaux et populaires organiseront ce lundi des manifestations dans tout le Brésil pour défendre la démocratie, un an après les coups d’État du 8 janvier 2023.

Selon le portail Rede Brasil Atual, les mobilisations, qui doivent envahir les rues et les places, auront lieu parallèlement à l’événement intitulé Démocratie ferme, organisé par le Palais Planalto, siège du pouvoir exécutif, a rapporté Prensa Latina.

Il y a un an, des partisans radicaux inconditionnels de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2022) ont envahi et pillé les sièges centraux du Congrès national, du Tribunal suprême fédéral (STF) et du Planalto, au cri d’une intervention militaire et en rejet de l’hypothèse. du pouvoir par le président Luiz Inácio Lula da Silva.

Marquée en noir dans l’histoire nationale, la date est fondamentale pour que les mouvements réaffirment la victoire de la justice face à la tentative d’émeute.

L’Union nationale des étudiants a annoncé que ce lundi elle descendrait également dans la rue « pour réaffirmer l’engagement et l’importance de la démocratie brésilienne » et « sans amnistie pour les putschistes ».

En réponse aux épisodes de violence, le Groupe stratégique de lutte contre les actes antidémocratiques du ministère public fédéral a dénoncé 1 413 personnes.

Parmi eux figurent 1.156 incitateurs, 248 exécuteurs testamentaires, huit agents publics et un financier des événements criminels.

Jusqu’à présent, le STF a condamné 30 personnes sur la base de plaintes déposées par le bureau du procureur général.

Ce groupe est responsable des crimes d’association de malfaiteurs armés, d’abolition violente de l’État de droit démocratique, de coup d’État, de dommages qualifiés de violence et de menace grave et de détérioration des biens démolis.

L’événement institutionnel Firm Democracy sera présidé par Lula et verra la participation des présidents de la Chambre des Députés, du Sénat et du STF, Arthur Lira, Rodrigo Pacheco et Luís Roberto Barroso, respectivement.

Environ 500 invités sont attendus, en plus des gouverneurs.

Parallèlement à l’événement, le STF promouvra dans son bâtiment l’exposition intitulée Après le 8 janvier : Reconstruction, mémoire et démocratie, visant à préserver la réminiscence institutionnelle de la cour. La propriété a été la plus dévastée par les envahisseurs.