Les immigrés vénézuéliens pourraient contribuer jusqu'à 4,5 % au PIB national, selon l'IPE

Il Institut péruvien d'économie (IPE)avec des informations de la Chambre de commerce vénézuélienne-péruvienne, a révélé que même si le Citoyens vénézuéliens Dans notre pays, ils n'ont contribué que 0,7% à la collecte totale de TVA, ISC et IR en 2020, le Fonds monétaire international (FMI) estime qu’avec des politiques d’intégration appropriées, la migration vénézuélienne pourrait contribuer jusqu’à 4,5 % au PIB national d’ici 2030.

Avec plus de 1,7 million de Vénézuéliens, le Pérou est la deuxième destination mondiale de cette population, derrière la Colombie, selon le Groupe de travail pour les réfugiés et les migrants. Cependant, seulement 621 000 personnes ont un statut d'immigration régulier, selon Migrations.

En moyenne, selon le IPEles migrants vénézuéliens enregistrent des niveaux d'éducation plus élevés. Ainsi, 39 % de ces citoyens de plus de 25 ans avaient terminé leurs études supérieures en 2022, contre 31 % des Péruviens. Ce, selon l'Enquête démographique vénézuélienne (ENPOVE).

Pour les personnes entre 34 et 45 ans, cette différence est accentuée (respectivement 45 % et 32 ​​%).

Malgré cela, jusqu'en août 2024, seuls 57 000 Vénézuéliens avaient un emploi formel (1,3 % du total des travailleurs formels), selon le ministère du Travail et de la Promotion de l'emploi (MTPE). Les difficultés rencontrées pour régulariser leur statut d’immigration et valider leurs diplômes les auraient empêchés de tirer pleinement parti de leurs qualifications.

Dans ce contexte, la Banque mondiale estime que 71 % des travailleurs vénézuéliens des principales villes du Pérou travaillaient de manière informelle en 2022, contre 64 % parmi les travailleurs péruviens.

Selon une étude de l'IPE, cette exclusion affecte directement leurs revenus : en moyenne, les Vénézuéliens gagnent 29 % de moins que les Péruviens, un écart qui s'accentue en dehors de Lima (38 %). Cependant, les plateformes numériques de transport ou de « livraison » offrent une opportunité : le revenu horaire que les Vénézuéliens obtiennent en utilisant ces applications est jusqu'à 41 % supérieur à ce qu'ils gagneraient dans un autre emploi.

Les obstacles à l'intégration des citoyens vénézuéliens dans l'économie formelle les encourageraient à migrer : depuis 2022, on enregistre le départ régulier (aux postes de contrôle frontaliers) de plus de 50 000 Vénézuéliens par an, supérieur au revenu (36 000 en moyenne). ), selon Migrations. De plus, l’exigence d’un passeport et d’un visa valides encourageait plutôt l’entrée irrégulière des Vénézuéliens.