La Russie met en garde contre une escalade militaire américaine dans les Caraïbes

La Fédération de Russie s’est déclarée préoccupée par l’augmentation de la présence militaire américaine dans les Caraïbes, en particulier sur les côtes proches du Venezuela.

Lors d’un discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant permanent adjoint de la Russie, Dmitri Polianski, a mis en garde contre une « escalade dangereuse » dans la région et a dénoncé les attaques contre des navires sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue.

Proposition russe au Conseil de sécurité

Polianski a rapporté que lors de la présidence tournante de la Russie au Conseil de sécurité en octobre, un projet de déclaration présidentielle avait été présenté pour remédier à la situation. Le texte proposé :

  • Un appel à la modération et au dialogue
  • La réaffirmation de l’Amérique latine comme zone de paix
  • Coopération multilatérale contre le trafic de drogue et la criminalité organisée

Selon le diplomate, la proposition a été rejetée par un seul membre du Conseil, ce qui a empêché son adoption.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov a souligné que Moscou entretenait une communication permanente avec Caracas par divers canaux. Il a indiqué que les spécialistes russes collaborent avec les institutions vénézuéliennes sur des questions d’intérêt commun.

Riabkov a également remis en question le déploiement militaire américain dans le sud des Caraïbes, qu’il a décrit comme un facteur de tension régionale. Dans sa déclaration, il a cité des rapports de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et du Département d’État américain lui-même, qui, dans le passé, auraient reconnu l’absence de structures consolidées pour le trafic de drogue au Venezuela.

Appel à la diplomatie et mise en garde contre les conséquences

La Russie a réitéré son rejet des actions unilatérales et de ce qu’elle considère comme un refus de résoudre les différends par la voie diplomatique.

Polianski a averti que ceux qui excluent le dialogue comme mécanisme de résolution seront responsables des conséquences qui pourraient découler d’une augmentation des tensions.