Dans le secteur de Cerro Grande, situé dans la paroisse El Valle de la municipalité Libertador de Caracas, un conflit entre deux familles qui durait depuis trente ans menaçait de se transformer en une situation de violence qui toucherait même les enfants et les personnes âgées. De plus, dans un acte qui violait plusieurs règlements municipaux, puisqu’ils visaient à contrôler le passage dans une ruelle.
L’affaire est arrivée entre les mains d’Armando Figueroa, inspecteur en chef du Corps de la Police Nationale Bolivarienne (Cpnb) et coordinateur du Bureau d’Assistance Communautaire du Service de Police Communale de la paroisse de Caracas susmentionnée. Le responsable a déclaré à Últimas Noticias qu’un groupe de personnes s’est adressé à la police, représentant l’une des familles touchées par l’impasse. Une femme explique la situation qui conduit à une menace plus grande : des attaques de toutes sortes entre les personnes impliquées.
Il a expliqué que trois familles vivent dans la rue, mais que deux seulement ont des liens de sang. Ce sont ces derniers qui envisagent de bloquer définitivement la route d’accès, sans tenir compte du fait que la maison où vit le rapporteur avec le troisième groupe familial a l’entrée principale dans cette même ruelle.
L’agent Figueroa a expliqué que l’affaire remonte à trois décennies. C’est un différend hérité entre les générations. Même si ce n’est pas la seule chose qui a été révélée, il y a aussi eu des situations de violence et de ressentiment qui ont alimenté un cycle d’affrontements.
La femme a précisé qu’elle était déjà fatiguée de tant de conflits qu’elle et ses proches ont vécus, mais aussi de ses parents auparavant, et donc des parents des deux autres familles impliquées dans le conflit. Il a demandé l’aide des autorités parce que le blocage de l’allée empêchait à la fois la circulation et certaines réparations qu’il devait effectuer à son domicile, réparant certaines pannes dans les canalisations d’égouts et d’eau potable.
Face à la tension croissante, Figueroa a proposé de tenir une réunion de conciliation entre les personnes impliquées pour trouver une solution au problème et garantir que toutes les personnes qui vivent dans le lieu trouvent l’harmonie dans le quartier.
Les parties se sont présentées au siège du service de police communal d’El Valle au jour et à l’heure convenus dans la convocation. Figueroa, qui agissait comme médiateur dans ce conflit, avait le soutien des juges de paix communaux.
Avant de commencer, ils ont parlé des réglementations qui étaient violées par les actions d’une des familles en privant le reste de la communauté du droit à la libre circulation. Après quoi, ils ont permis à chacun de raconter sa version des événements. Au nom des personnes concernées, le plaignant a réitéré la nécessité d’exiger que les accusés retirent certaines barreaux qu’ils avaient placés à l’entrée de la ruelle. Cependant, pour leur défense, ces derniers ont répondu que puisqu’ils étaient les seuls à utiliser la route, ils n’avaient aucun problème à privatiser la rue, un argument qui a été réfuté par les lésés, faisant référence au trafic d’autres personnes que les familles.
Au cours du processus, il est devenu évident que le conflit n’était pas seulement territorial, mais aussi enraciné dans de vieilles querelles familiales. Ils ont reconnu qu’ils perpétuaient un héritage de discorde qui avait commencé avec leurs parents.
Le rôle des juges de paix a été crucial dans la médiation, pour faciliter la communication et garantir que toutes les voix soient entendues.
Le même jour, ils ont convenu d’inviter la Direction du Contrôle Urbain de la Mairie de Caracas à procéder à une inspection sur place. Une fois qu’il fut vérifié qu’ils commettaient effectivement une infraction, ils ordonnèrent le retrait des barreaux qui empêchaient le passage dans la ruelle.
Engagements
Finalement, après d’intenses négociations, la porte a été supprimée pour permettre à tous les citoyens de circuler librement.
Les familles ont signé des procès-verbaux d’engagement dans lesquels le respect mutuel a été établi comme priorité, en évitant l’intervention de tiers et les agressions physiques, psychologiques et verbales.
Le Service de Police Communale a assumé la responsabilité d’effectuer des visites périodiques pour évaluer l’état d’avancement des accords.
Règlements
Figueroa a souligné que le plus grand défi était de garantir le respect des droits de libre transit établis par l’ordonnance municipale. Il a veillé à ce que tous les voisins, y compris les enfants et les personnes âgées, aient un accès illimité à leur domicile.
À cette fin, il a mis en pratique ce qui a été établi dans l’Ordonnance de coexistence citoyenne pour la civilité et la justice communautaire de paix de la municipalité Libertador de Caracas, concernant la liberté de transit, dont la violation entraîne des amendes pouvant aller jusqu’à 30 fois le taux de change officiel de la monnaie la plus forte fixée par la Banque centrale du Venezuela, ainsi que des travaux communautaires.
La législation en détail
- Règles de coexistence citoyenne. Dans l’article 11, paragraphe 15 de l’Ordonnance de coexistence citoyenne pour la civilité et la justice de paix communautaire de la municipalité Libertador de Caracas, il est défini comme toutes les règles à caractère normatif, visant à assurer une interaction civique, pacifique et harmonieuse entre les citoyens d’une communauté.
- Transit gratuit pour les véhicules et les piétons. L’article 19 du règlement stipule que les comportements qui entravent la libre circulation des piétons et des véhicules, lorsqu’ils ne répondent pas aux exigences établies dans la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, peuvent être menés intentionnellement par l’utilisation ou la cession d’objets mobiles, ainsi que de toute structure située sur les routes de circulation des véhicules ou des piétons.
- Travail social communautaire. Selon l’article 11 de l’Ordonnance, il s’agit d’une activité qui poursuit l’intégration, le développement et le bien-être social d’une communauté.
- Sanctions. L’article 19 définit également les sanctions en cas d’entrave à la circulation. Celles-ci vont d’amendes équivalant à 30 fois la valeur monétaire la plus élevée fixée par la BCV, ou à l’un des travaux communautaires établis dans l’ordonnance.