Au cours des dernières heures, de nouveaux détails ont été révélés concernant la conversation téléphonique entre le président américain Donald Trump et le président vénézuélien Nicolás Maduro. Comme l’a révélé le journal britannique The Telegraph, le dialogue qui a duré environ 15 minutes a été marqué par des exigences qui, dès le premier instant, ont mis fin à toute possibilité de négociation entre les deux parties.
Selon les médias, Nicolas Maduro a soulevé deux conditions central pour envisager son départ du pouvoir. Le premier était conservez 200 millions de dollars de vos biens personnelsqui restent bloqués sur les comptes américains. Le second, obtenir l’amnistie d’une centaine de hauts responsables de son gouvernement, dont plusieurs font l’objet d’une enquête ou sont accusés par Washington pour des liens présumés avec des activités criminelles.
Même si la demande financière n’a pas été le seul obstacle, elle est devenue le point le plus sensible pour la Maison Blanche. Le Telegraph souligne que les exigences du dirigeant vénézuélien, notamment l’amnistie de son entourage proche, ont fini par faire échouer toute avancée dans les négociations. Washington a rejeté cette dernière demande estimant que certains des 100 responsables mentionnés Ils auraient un rôle clé au sein du soi-disant « Cartel des Soleils », organisation que les États-Unis tiennent pour responsable de crimes liés au trafic de drogue et au terrorisme.
Lors de l’appel, Donald Trump aurait proposé à Nicolas Maduro la possibilité de s’installer dans des pays comme Russie soit Chine en cas de sortie du pouvoir. Cependant, le président vénézuélien a rejeté ces options et a exprimé sa préférence pour résider dans Cuba. Il a même été mentionné Qatarr comme point intermédiaire lors de l’échange.
Le journal britannique ajoute que Maduro insiste pour obtenir des garanties pour son entourage proche, par crainte d’éventuelles représailles au Venezuela. Il affirme en outre que le président vénézuélien ne ferait pleinement confiance qu’à son homologue cubain, Miguel Díaz-Canel. Conformément à ces rapports, le New York Times souligne que Maduro change constamment de résidence en raison des menaces qu’il prétend recevoir de la part de Donald Trump.
Nouvelle attaque dans les Caraïbes
Bien que ces détails soient connus, le Commandement Sud des États-Unis a fait état d’un nouvelle attaque contre un navire prétendument lié au trafic de drogue dans le Pacifique, opération qui a fait quatre morts. Depuis août, plus de 20 bateaux ont été détruits et le bilan s’élève à 87 morts. Parallèlement, depuis Caracas, il affirme que ces opérations s’inscrivent dans une tentative de Washington de « renverser » au gouvernement de Nicolas Maduro.