Le 6 décembre, le pape Léon
En les accueillant au cours de l’Année jubilaire de l’Espérance, il a souligné son appel à retrouver « la confiance dont nous avons besoin, dans l’Église et dans la société, dans nos relations interpersonnelles, dans les relations internationales et dans notre tâche de promouvoir la dignité de tous les hommes et le respect du don de Dieu de la création ».
Il a lié cet appel à ses premiers mots comme évêque de Rome, lorsqu’il invoquait le salut du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous », et renouvelait son invitation à œuvrer pour ce qu’il a appelé une « paix désarmante et désarmante ».
Les pauvres et les marginalisés sont ceux qui souffrent le plus
La paix, a-t-il souligné, « n’est pas simplement l’absence de conflit », mais « un don actif et exigeant… construit dans le cœur et depuis le cœur ». Cela nécessite un engagement à renoncer à « l’orgueil et à la vengeance » et à résister « à la tentation d’utiliser les mots comme des armes ».
Cette vision, a-t-il déclaré, devient plus urgente « à mesure que les tensions et la fragmentation géopolitiques continuent de s’approfondir d’une manière qui pèse sur les nations et met à rude épreuve les liens de la famille humaine ».
Faisant référence aux conséquences de l’instabilité mondiale, le pape Léon XIV a souligné que « les pauvres et les marginalisés sont ceux qui souffrent le plus de ces convulsions ».
Il a rappelé aux diplomates que « la mesure de la grandeur d’une société réside dans la manière dont elle traite ceux qui en ont le plus besoin ».
Il a réaffirmé la préoccupation exprimée dans son exhortation apostolique Dilexi tudans le sens où le monde ne devrait pas « détourner le regard de ceux qui sont facilement rendus invisibles par des changements économiques et technologiques rapides ».
Le Saint-Siège ne sera pas un spectateur silencieux
Dans ce contexte, le pape Léon a déclaré que « le Saint-Siège ne restera pas un spectateur silencieux face aux graves disparités, injustices et violations des droits humains fondamentaux dans notre communauté mondiale ».
La diplomatie de l’Église, a-t-il ajouté, « est constamment orientée au service du bien de l’humanité », en accordant une attention particulière aux « pauvres, à ceux qui se trouvent dans des situations vulnérables ou marginalisés par la société ».
Le Pape a ainsi exhorté les nouveaux ambassadeurs accrédités à se joindre au Saint-Siège pour favoriser une coopération multilatérale renouvelée « à un moment où elle est si nécessaire », exprimant son espoir qu’ensemble, ils pourront aider la communauté internationale « à jeter les bases d’un monde plus juste, fraternel et pacifique ».
Avec le soutien du secrétaire d’État, il a conclu que sa mission « ouvre de nouvelles portes au dialogue, favorise l’unité et promeut cette paix à laquelle la famille humaine aspire si ardemment ».