La décision de la Cour constitutionnelle de suspendre la déclaration du urgence économique Il y a plus d’un mécontent au sein du gouvernement national, à commencer par le président Gustavo Petro, qui n’a pas tardé à faire savoir à l’opinion publique que « maintenant les problèmes vont commencer ».
Armando Benedetti devient « piedro »
La mesure a non seulement bouleversé le président Gustavo Petro, mais a également suscité l’indignation du ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, l’un des principaux défenseurs de la mesure d’urgence économique et qui, dès le début, a assuré qu’elle ne frapperait pas les secteurs les moins favorisés, mais qu’au contraire, ce seraient les plus riches qui se chargeraient de la soutenir.
Pour le ministre Armando Benedetti, la Cour Constitutionnelle a favorisé ceux qui ont le plus d’argent et de pouvoir en Colombie, et la conséquence directe de la décision du tribunal plénier de l’entité est que le pays manquera d’argent pour honorer les engagements pris.
Arrêtons les bêtises ! Il n’y a que des pauvres ou des riches, des ouvriers ou des hommes d’affaires. La classe moyenne n’existe pas, ils l’inventent pour que vous vous croyiez meilleur que les pauvres ou pour que vous croyiez qu’un jour vous pourrez devenir riche. Ici en Colombie, les 1% ont 20% des revenus, et parmi eux… pic.twitter.com/rHhID49LbB
-Armando Benedetti (@AABenedetti) 30 janvier 2026
« La Cour Constitutionnelle protège aujourd’hui les plus riches, ceux qui ont le plus, entre 3 milliards et 104 milliards, cela n’a pas le droit »a indiqué le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti.
Vote : 6 pour et 2 contre
Avec 6 voix pour et 2 contre, la décision de la chambre plénière de la Cour Constitutionnelle marque une étape importante dans l’histoire du pays puisque c’est la première fois que la Cour applique une mesure conservatoire sur un décret d’état d’urgence.
Le ministre de l’Intérieur insiste sur le fait que l’urgence économique n’a pas été décrétée dans l’intention de nuire aux classes populaires et que celles-ci seraient celles qui ont le plus de revenus et que, par conséquent, le gouvernement national ne sait plus où trouver de l’argent pour honorer ses différents engagements.
Cela n’a pas été bien accueilli par les gouverneurs et les maires
La mesure n’a pas été bien accueillie avant sa suspension par les autorités départementales, qui ont organisé une sorte de rébellion, dirigée par le gouverneur d’Antioquia, Andrés Rendón, assurant qu’elles ne collecteraient pas les taxes contenues dans l’urgence économique, notamment la taxe sur l’alcool, car c’était un élément qui réduirait drastiquement les revenus des régions.
Il est important de comprendre que la suspension de la déclaration d’urgence économique est une décision temporaire, pendant qu’elle est analysée en profondeur et qu’il est décidé si elle ne viole pas la constitutionnalité.