Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a affirmé mercredi que son pays pouvait offrir au monde des routes de transport et des chaînes logistiques plus sûres et plus stables pour le pétrole et le gaz, face à la situation actuelle du secteur en raison de l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Dans un message adressé aux participants du premier Forum international du transport et de la logistique, qui se déroule du 1er au 3 avril à Saint-Pétersbourg, il a indiqué que les événements en Iran « ont déjà un impact direct sur les marchés de l’énergie et sur le transport du pétrole et du gaz » à travers le détroit d’Ormuz.
En outre, il a noté que de plus en plus de pays et d’entreprises pensent non seulement à la rapidité et au coût du transport, mais aussi à la sécurité et à la stabilité des routes et des chaînes d’approvisionnement, « qui sont moins exposées aux crises, aux conflits militaires et à d’autres risques externes ».
« La Russie peut offrir au monde ce type de solutions et jouer un rôle important dans l’élaboration d’une nouvelle architecture de la logistique mondiale et du commerce international en général », a-t-il assuré.
Poutine a souligné que le secteur du transport et de la logistique, vital pour l’économie mondiale, subit une profonde transformation et est confronté à d’importants défis mondiaux.
Le chef de l’Etat a souligné que les itinéraires logistiques russes peuvent être avantageux tant sur le plan économique, en réduisant les délais de livraison, que du point de vue de la diversification des flux de transport mondiaux.
Après l’agression conjointe non provoquée des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, le 28 février, Téhéran a annoncé que le détroit d’Ormuz, une route maritime par laquelle circule près de 20 % du pétrole et du gaz mondial, serait fermé uniquement aux navires de Washington et de ses partenaires.
Face à cette situation, le président américain Donald Trump a proposé de créer une coalition navale pour escorter les navires empruntant la route susmentionnée. Cependant, plusieurs pays, dont leurs alliés au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ont refusé de se joindre au conflit.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réitéré que le détroit n’est fermé qu’aux navires en provenance de pays ennemis, ajoutant que les navires en provenance de pays considérés comme amis étaient autorisés à passer, notamment en provenance de Chine, de Russie, d’Inde, d’Irak et du Pakistan.