La journée du jeudi 9 avril s’annonce assez mouvementée en Colombie en raison d’un grève nationale organisée par différents secteurs d’agriculteurs et de citoyens, en signe de rejet de l’augmentation des évaluations cadastrales.
Évaluations : la cause
Le gouvernement national entend être plus équitable dans la collecte des impôts fonciers à travers la résolution 2057 de l’institut géographique Agustín Codazzi, qui a augmenté la valeur des impôts sur les propriétés de plus de 500 municipalités, suscitant le rejet des différents secteurs sociaux qui appelaient à une grève nationale.
Le but de la grève nationale déclenchée est de réviser la résolution, notamment d’en suspendre les effets. La journée de protestations et de manifestations en Colombie comportera différents événements dans les départements de Boyacá, Casanare, Cundinamarca, Bogotá, Valle del Cauca, Antioquia, Santander et la région du Café.
Vía La Calera : première à manifester
Dans la ville de Bogotá, les premières concentrations ayant des effets sur la mobilité commencent déjà à apparaître, et la plus notable est celle qui a lieu au kilomètre 7 de la route qui mène de Bogota à la municipalité de Cundinamarca, La Calera, où des dizaines de manifestants commencent à bloquer la circulation et à présenter leurs revendications au gouvernement national.
Il est à craindre que la journée de protestation ne cause un traumatisme à ceux qui empruntent le service de transport en commun Transmilenio car, au fil des heures, les manifestations à Bogotá ajoutent davantage de monde et génèrent des dommages aux gares et au transit normal des véhicules qui composent ledit système.
La journée de protestation qui a choisi le 9 avril, date à laquelle est commémoré le « Bogotazo » qui a commencé il y a 78 ans, a eu pour prélude mercredi soir, lorsque des dizaines de chauffeurs de taxi ont manifesté à l’aéroport international El Dorado de la ville de Bogotá.
Les chauffeurs de taxi affrontent l’ONUM
Dès midi le mercredi 8 avril, les chauffeurs de taxi ont mené une opération tortue pour protester contre la nouvelle gestion des taxis à l’aérogare, qui a débuté dans le calme, mais en présence de l’unité de maintien de l’ordre de l’UNDMO a donné lieu à des affrontements.
Plusieurs chauffeurs de taxi ont été blessés suite à l’intervention de la police qui a dissipé l’impact sur la mobilité à l’aéroport El Dorado, ce qui a affecté le trafic des voyageurs arrivant dans la capitale de la République et ceux qui espéraient voyager de là vers d’autres endroits du monde.