des menaces sont signalées dans plusieurs régions du pays

Un panorama sécuritaire inquiétant entoure les dirigeants locaux en Colombie. Un rapport de l’Association colombienne des capitales prévient que Au moins 11 maires de capitales ont été victimes de menaces de mort ou d’alertes d’attentat au cours des deux dernières années, ce qui a tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact de ces événements sur la gouvernabilité.

L’analyse, qui s’étend de janvier 2024 à avril 2026, documente également plus de huit cas supplémentaires dans lesquels des agents publics, des équipes techniques et du personnel administratif ont été victimes d’intimidation. Cela montre que Le risque ne pèse pas seulement sur les maires, mais s’étend à l’ensemble de la structure institutionnelle des administrations locales.

Comme l’explique Andrés Santamaría, directeur exécutif d’Asocapitales, il ne s’agit pas d’événements isolés, mais plutôt d’un phénomène récurrent qui Elle affecte directement la capacité de l’État à exercer son autorité sur les territoires. Les menaces, souligne le rapport, apparaissent fréquemment lorsque les maires adoptent des décisions qui portent atteinte à des intérêts illégaux, comme des opérations contre des structures criminelles, le contrôle de l’espace public ou des actions contre des délits comme l’extorsion et le microtrafic.

Les cas sont répartis dans différentes régions du pays. Dans des villes comme Cúcuta, Cartagena et Florencia Des menaces directes ont été signalées contre les dirigeants, tandis qu’à Medellín, Barranquilla et Cali D’éventuels plans d’attaque ont été détectés. À Bogota, pour sa part, des alertes de risques ont été enregistrées qui suscitent également des inquiétudes au niveau institutionnel.

L’un des aspects les plus délicats du rapport est l’extension du risque à l’environnement proche des fonctionnaires. Dans plusieurs cas, Les menaces se sont étendues aux membres des familles et aux équipes opérationnelles sur le terrain, ce qui augmente la pression sur les décisions administratives et limite l’exécution des politiques publiques.

Le document prévient que ces intimidations affectent non seulement la sécurité personnelle, mais représentent également un coup direct porté au système démocratique. La pression sur les maires cherche à conditionner la prise de décision et affaiblir l’autorité de l’État sur les territoires, ce qui peut se traduire par un contrôle institutionnel moindre contre les activités illégales.

Face à ce scénario, Asocapitales a appelé le gouvernement national à adopter des mesures urgentes. Parmi eux, le renforcement des régimes de protection, améliorer les capacités de renseignement et garantir que les enquêtes sur les menaces contre les autorités locales sont prioritaires pour le Bureau du Procureur, ce qui évite que ces événements restent impunis.

Par ailleurs, l’association a proposé la création d’un système centralisé de surveillance des risques et d’un protocole national de sécurité. réponse qui permet de répondre en temps opportun aux menaces contre les maires et les fonctionnaires.

L’avertissement est fort : La sécurité de ceux qui gouvernent les villes n’est pas une affaire individuelle. De sa protection dépend la stabilité institutionnelle, la confiance des citoyens et la capacité de l’État à exercer son contrôle sur les territoires.