le chiffre le plus bas depuis des décennies entraîne un soulagement économique

Le chômage en Colombie a de nouveau donné un signal positif en mars 2026, s’établissant à 8,8%, le niveau le plus bas enregistré pour ce mois depuis 2001, selon le dernier rapport du Département administratif national des statistiques. Ce chiffre représente une réduction de 9,6% signalé au cours de la même période de l’année précédente et reflète une amélioration de l’accès au travail dans le pays.

Derrière ce résultat se cache une augmentation significative de la population occupée, ce qui atteint 24,3 millions de personnes. Au total, plus de 650 000 Colombiens ont réussi à intégrer le marché du travail l’année dernière, tandis que le nombre de chômeurs a été réduit à environ 2,3 millions.

Toutefois, l’analyse des données montre que le principal facteur de stimulation de l’emploi cela ne provenait pas du travail formel traditionnel. La plus forte croissance a été enregistrée dans le travailleur indépendantqui a contribué à la création de près de 457 000 nouveaux emplois, se consolidant ainsi comme le moteur de la baisse du chômage.

L’emploi augmente, mais sa forme change

L’augmentation de l’emploi ne s’est pas produite uniquement dans le travail indépendant. Il y a également eu une croissance des salariés du secteur privé, avec environ 361 000 nouveaux postesce qui montre une reprise partielle de l’emploi formel.

Pour autant, le poids du travail indépendant dans le total reste élevé, ce qui soulève des questions sur la qualité des emplois générés. Même si le caractère informel a enregistré une légère baisse, passant à 55,6%plus de la moitié des travailleurs colombiens continuent sans aucune garantie d’emploi.

En termes de secteurs, les activités liées à administration publique, éducation et santé Ce sont eux qui ont le plus marqué l’occupation. En revanche, des domaines tels que industrie agricole et manufacturière a enregistré d’importantes pertes d’emplois, ce qui montre des déséquilibres dans la reprise économique.

Les lacunes et les défis en matière de main-d’œuvre persistent

Le rapport indique également clairement que le chômage ne touche pas de la même manière l’ensemble de la population. Les femmes continuent d’être confrontées à de plus grandes difficultés pour accéder à l’emploi, avec un taux de chômage de 11%, contre 7,1% pour les hommes.

Par âge, les jeunes entre 15 et 24 ans restent l’un des groupes les plus vulnérables, tandis que la plus forte réduction du chômage a été concentrée chez les personnes appartenant aux catégories les plus vulnérables. 25 et 54 ans.

En outre, même si le chiffre national montre une amélioration, dans les principales villes du pays, le comportement était différent, avec une légère hausse du taux de chômagece qui laisse penser que la reprise n’a pas été homogène sur l’ensemble du territoire.

Même si la baisse du chômage représente un répit pour l’économie et les ménages, le défi reste désormais à relever.consolider des emplois plus stables et formels qui garantissent de meilleures conditions de vie, empêcher que la reprise soit soutenue uniquement par un travail indépendant.