Le Société d’actifs spéciaux (SAE) a pris officiellement possession de 11 actifs situés à Cartagena et Barú qui seraient liés à l’homme d’affaires européen Henri de Croÿ, mondialement connu sous le nom de « Prince belge ».
Selon l’entité, ce processus se déroule « en conformité avec les mesures préventives d’enlèvement imposées par le Bureau du Procureur général dans le cadre d’une procédure d’enquête sur des allégations d’opérations financières irrégulières ».
Parmi les actifs occupés figurent des hôtels-boutiques, des sociétés commerciales, des véhicules et une salle événementielle exclusive située dans le centre historique de Carthagène. Une partie des propriétés se trouve également à Barú, l’une des zones touristiques les plus exclusives et les plus appréciées des Caraïbes.
L’un des atouts les plus marquants du « Prince belge » est la Casa Córdoba Barú, un complexe hôtelier privé doté de cabines de luxe, d’un accès restreint sur réservation et d’un quai exclusif pour les visiteurs. Les tarifs d’hébergement dans cet endroit atteindraient des valeurs comprises entre 600 000 et 800 000 pesos par nuit.
Un autre actif inclus dans la diligence est la Casa Córdoba Cabal, une salle événementielle située dans la ville fortifiée de Carthagène, où la tenue d’événements privés coûterait près de 22 millions de pesos.
« Selon les versions publiées par les médias internationaux et les rapports journalistiques, ces avoirs seraient liés au citoyen Henri de Croÿ, qui a été mentionné dans les enquêtes sur d’éventuelles opérations financières irrégulières et mouvements de capitaux en Colombie », a détaillé le SAE.
Qui est le « Prince belge » ?
Henri de Croÿ n’est pas un nom nouveau pour les autorités financières mondiales. Bien qu’il possède la nationalité colombienne et française, ses origines remontent à la haute aristocratie belge. Son nom a défrayé la chronique internationale en 2018 après la fuite des « Dubai Papers ».
La SAE a pris possession de cinq hôtels luxueux à #Carthagène appartenant au prince belge Henri de Croÿ. La mesure a été exécutée après un décret de mesures conservatoires du parquet, qui enquête sur le lien de ces propriétés avec une organisation criminelle présumée. pic.twitter.com/8zm79FtDXc
– 60 secondes (@60secondes) 15 mai 2026
« Selon des informations publiées par les médias internationaux et par le portail journalistique 070 de l’Université des Andes, De Croÿ aurait constitué un portefeuille immobilier exclusif à Cartagena et Barú composé d’hôtels-boutiques, de maisons patrimoniales et de propriétés de luxe acquises par l’intermédiaire de sociétés enregistrées aux Îles Vierges britanniques, au Panama et aux Émirats arabes unis. Plusieurs de ces propriétés seraient liées à des structures d’affaires liées au groupe Helin, une entreprise accusée d’exploiter des mécanismes d' »optimisation fiscale » enquêtés par les autorités belges, françaises et suisses », a indiqué le SAE.
Bien que la Colombie n’enregistre pas les condamnations judiciaires, les autorités européennes maintiennent ouvertes des enquêtes liées à des allégations de fraude fiscale, de blanchiment d’argent et d’administration irrégulière des ressources.