Depuis qu’elle a porté l’écharpe Aragua à Miss Venezuela 2009, le public a suivi de près l’évolution d’Andreína Castro, qui est passée des podiums à s’imposer comme l’une des figures les plus appréciées de Televen dans des programmes tels que Lo Actual et La Bomba. Si sa carrière s’est développée au milieu des caméras et des scoops, sa vie personnelle s’est également transformée en une histoire d’amour avec le mannequin Vito Gasparrini, avec qui elle construit aujourd’hui une maison qui lui sert de refuge contre l’éclat du show business national.
Après la célébration de la fête des mères, l’artiste charismatique réfléchit au défi d’équilibrer les « bombes » de la télévision et d’élever ses deux petits. Sans filtres, Andreina avoue comment elle fait face à la culpabilité, défend son espace de femme et entretient la complicité dans son mariage, démontrant que la véritable couronne qu’elle porte aujourd’hui n’est pas de diamants et de pierres précieuses, mais d’une force forgée entre les défis professionnels et un amour qui se multiplie dans tous les coins de sa maison.
—Nous vous avons connue comme une reine de beauté puis comme le nouveau visage de la télévision. Aujourd’hui, vous êtes maman de deux enfants. Si vous pouviez remonter le temps et rencontrer Andreína qui débute chez Miss Venezuela, que lui diriez-vous de l’amour qu’elle est sur le point de découvrir à travers ses enfants ?
—Si je pouvais rencontrer cette Andreína qui débute, je lui dirais que tout ce qu’elle considère comme important à ce moment-là va être complètement transformé. Préparez-vous, car l’amour que vous découvrirez à travers vos enfants ne ressemble à rien de ce que vous avez jamais ressenti auparavant. C’est un amour qui vous change, qui vous confronte, mais qui vous donne aussi une force que vous ne soupçonniez pas avoir. Je vous dirais que tout ce qui vient est plus grand, plus profond et plus beau que vous ne l’imaginez.
—La culpabilité est une ombre qui hante généralement les mères professionnelles. Avez-vous déjà senti que vos objectifs professionnels entrent en conflit avec vos moments en famille ? Comment faire la paix avec ce sentiment ?
— Oui, totalement. La culpabilité apparaît, et je pense que c’est quelque chose auquel de nombreuses mères peuvent s’identifier. Vous avez toujours l’impression que vous pourriez faire plus quelque part. Mais au fil du temps, j’ai appris à faire la paix avec cela, en comprenant que je fais de mon mieux dans chaque rôle. Quand je travaille, je le fais avec amour et détermination ; et quand je suis avec mes enfants, je suis vraiment présente. Je me rappelle constamment qu’une maman heureuse et épanouie est aussi un cadeau pour eux.
—Vito et vous formez l’un des couples les plus stables au monde. Quel est le secret pour ne pas laisser le rôle de « papa et maman » finir par absorber celui de « maris et complices » ?
—Je pense que la clé a été de ne pas oublier notre couple. Au-delà d’être papa et maman, nous continuons d’être collègues, amis, complices. Nous recherchons des espaces pour nous-mêmes, même s’ils sont petits, pour parler, rire, se reconnecter. Et aussi beaucoup de communication et de respect. Comprendre que nous sommes dans la même équipe fait toute la différence.
—Souvent, la société attend des femmes qu’elles « s’annulent » en étant mères pour se consacrer uniquement à leurs enfants. Vous continuez d’être une référence en matière de mode, de beauté et de réussite professionnelle. Que faites-vous pour nourrir Andreina, une femme, celle qui a besoin de ses propres espaces et objectifs en dehors de la maternité ?
—Pour moi, il a été très important de ne pas me perdre en tant que femme dans la maternité. J’aime être mère, c’est la chose la plus importante dans ma vie, mais j’ai aussi besoin de me sentir épanouie dans d’autres espaces. Je travaille ce qui me passionne, je prends soin de moi, de mon image, de mes objectifs. Je crois que lorsqu’une femme se nourrit, elle donne aussi une meilleure version à sa famille.
—Quelle est la chose la plus difficile que vous ayez eu à apprendre sur vous-même depuis que vous êtes devenue mère ? Une faiblesse que vous ignoriez ou au contraire une force qui vous a surpris.
—Le plus difficile a été de faire face à mes propres émotions… découvrir à quel point je peux être vulnérable. La patience, par exemple, est quelque chose sur lequel j’ai dû beaucoup travailler. Mais en même temps, j’ai été surpris par la force dont je dispose. La capacité d’aimer sans limites, de s’adapter, d’avancer même dans les jours les plus difficiles.
—Nous vivons à une époque de grande ouverture. Alors que nous célébrons la maternité, de nombreuses femmes expriment consciemment et valablement leur désir de ne pas être mères. Depuis votre position, profitant pleinement de votre famille, quelle est votre opinion sur cette décision de vie et comment pensez-vous que la notion d’épanouissement féminin a évolué ?
—Je pense qu’aujourd’hui nous comprenons beaucoup mieux que la réussite est quelque chose de complètement personnel. Être mère est une expérience merveilleuse pour celle qui la choisit, mais cela ne définit pas la valeur d’une femme. Chacun a son propre chemin, ses propres rêves, et ils sont tous valables. Je pense que c’est très bien qu’il y ait aujourd’hui cette liberté de décider sans pression.
—Si vos enfants lisent cette interview dans 20 ans, quelle est la leçon de vie la plus importante que vous espérez laisser gravée dans leur âme ?
—J’aimerais que mes enfants grandissent en sachant que l’amour est la base de tout. Qu’ils sont de bonnes personnes, qu’ils ont des valeurs, qu’ils font preuve d’empathie, qu’ils se battent pour ce dont ils rêvent, mais sans perdre leur essence. Et surtout, sachez toujours que votre maison est un endroit sûr où vous pouvez retourner, quoi qu’il arrive.