Cuba dément les déclarations de Marco Rubio sur l’inexistence d’un blocus

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a démenti vendredi les déclarations du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui « répète sans cesse » que son gouvernement ne bloque pas l’entrée du pétrole sur l’île.

« Le secrétaire d’État américain répète sans cesse, avec le réconfort que lui procurent les projecteurs médiatiques et sa capacité à mentir, que son gouvernement ne bloque pas l’entrée du pétrole à Cuba », a-t-il affirmé à travers son compte sur le réseau social X.

En outre, il a rappelé à Rubio le décret de janvier dernier, « conçu par lui-même et signé par son président, qui autorisait l’imposition de droits de douane punitifs sur les importations en provenance de pays qui, directement ou indirectement, fournissent du pétrole à Cuba ».

Le diplomate a expliqué qu’avec cette mesure, tout pays qui commerce du pétrole avec l’île des Caraïbes est menacé de représailles commerciales sur le marché américain.

« N’est-ce pas bloquer l’entrée du pétrole à Cuba ? « Comment peut-on appeler la coercition économique exercée par un tiers pour qu’il cesse de commercer avec nous ? » » il a interrogé.

Rodríguez a affirmé que cette action est un blocus qui n’a pas besoin de moyens militaires « au large de nos côtes, s’il parvient à imposer son objectif par la pression et le chantage les plus durs ».

Rubio a déclaré à plusieurs reprises que, selon lui, il n’y avait pas de blocus pétrolier contre La Havane et il impute la situation au gouvernement de l’île.

Le 29 janvier, le président américain Donald Trump a signé un décret autorisant les droits de douane sur les importations en provenance des pays fournisseurs de pétrole à Cuba, après avoir déclaré une « urgence nationale » en raison de la prétendue menace que représente la nation antillaise pour la sécurité nationale de Washington.

Cette mesure a aggravé la situation à laquelle est confrontée la population cubaine en raison du blocus économique, commercial et financier imposé par la Maison Blanche, affectant des secteurs tels que l’énergie, les transports, l’alimentation, la santé et l’éducation.