Petro exige une vigilance citoyenne maximale avant les élections de dimanche

Le président colombien, Gustavo Petro, a demandé ce vendredi que le contrôle du deuxième tour présidentiel qui aura lieu ce dimanche fasse l’objet d’une surveillance citoyenne maximale. Le président cherche à récupérer les mécanismes fondamentaux de transparence électorale qui, selon lui, ont été éliminés de la publication numérique des documents officiels.

Cette pétition pointe directement vers les formulaires E-14, où les jurys de vote enregistrent les résultats préliminaires, des documents qui constituent un support essentiel dans le processus de contrôle, bien qu’ils manquent de validité juridique absolue.

Le chef de l’Etat a diffusé son message à travers son compte officiel sur le réseau social X, où il a souligné la nécessité d’organiser les élections en toute tranquillité et sans épisodes de violence.

Petro demande au registraire national, Hernán Penagos, de restaurer immédiatement les métadonnées des formulaires E-14, ainsi que d’autres mécanismes techniques permettant aux citoyens de vérifier que les fichiers numériques n’ont pas été modifiés après leur publication. La déclaration intervient quarante-huit heures seulement avant la confrontation entre Abelardo de la Espriella et Iván Cepeda, qui prendra la décision finale lors des élections.

Transparence et exigences envers les organes électoraux

Le président exhorte également les organismes de contrôle nationaux et internationaux à mener à bien leur travail et à exiger le strict respect des exigences de transparence électorale prévues par la loi. Petro souligne spécifiquement la nécessité de restaurer l’horodatage et le soi-disant Hash lock, outils techniques qu’il considère comme obligatoires mais qui ont été suspendus sans justification légale.

Ces éléments garantissent la traçabilité du processus, une mesure que le président assure être parfaitement réalisable avant l’ouverture des bureaux de vote ce dimanche.

La demande de Petro s’ajoute à une déclaration précédente qui exigeait que le Bureau d’état civil et le Conseil national électoral rétablissent immédiatement les systèmes internes de métadonnées et de traçabilité qui ont fonctionné lors des élections de 2022.

Les partisans de cette initiative soutiennent que l’absence de ces verrous numériques limite considérablement la capacité de contrôle citoyen et met en danger l’intégrité des informations électorales. Le président insiste pour que les autorités puissent rétablir la validité de la loi et se conformer aux décisions des Cortès avant le début du dernier jour des élections.