La négligence d’un animal peut entraîner des amendes et des pénalités

L’ordonnance de coexistence de la municipalité Libertador de Caracas qualifie la négligence dans le soin des animaux, ainsi que le manque d’hygiène dans les espaces où ils cohabitent, comme des actes contraires à l’harmonie de la vie commune. En ce sens, la norme établit des sanctions qui visent à compenser les dommages causés à la communauté et à éduquer le contrevenant.

La possession d’animaux domestiques dans la municipalité de la capitale implique, outre l’affection pour les animaux de compagnie, une responsabilité juridique qui, si elle n’est pas respectée, peut avoir de graves conséquences économiques et sociales. Les réglementations locales sanctionnent ceux qui ne collectent pas les excréments d’animaux domestiques dans les espaces publics ou résidentiels qu’ils partagent avec d’autres personnes, ou qui commettent des négligences affectant des tiers ou les animaux eux-mêmes. Ces actions vont du travail d’intérêt général aux amendes.

L’Ordonnance pour la coexistence citoyenne, la civilité et la justice de paix communautaire, publiée en mai 2023, consacre un chapitre entier à la réglementation des « actes contraires à la coexistence liés à la possession d’animaux domestiques ». Son objectif est de promouvoir une culture de paix et de respect, afin de garantir la jouissance des espaces, ainsi que le droit de tous les êtres vivants à la bonne alimentation, aux soins, aux loisirs et au bien-être.

Ordonnance. L’article 30 du règlement précité précise en détail les comportements liés à la possession d’animaux qui sont considérés comme des infractions. Il s’agit notamment d’autoriser ou non la collecte des excréments ou de l’urine produite par les animaux domestiques tant dans les espaces publics que dans les espaces privés d’usage commun ; Le refus de nourriture et de soins de santé adéquats aux animaux, ainsi que la négligence, sont également punissables.

De même, la réglementation considère comme un délit le transport d’animaux domestiques sans laisse, collier de sécurité ou muselière. Surtout s’il s’agit d’un spécimen qui, en raison de ses caractéristiques, peut causer des dommages à lui-même ou à des tiers et à ses biens.

Par ailleurs, l’article 13 indique que les citoyens doivent soigner et surveiller les animaux domestiques « qu’ils gardent sous leur garde, avec un accent particulier sur ceux qui, en raison de leurs caractéristiques, peuvent représenter un certain type de risque pour la communauté ».

Sanctions. Les conséquences en cas de violation de ces dispositions sont importantes. Les contrevenants pourront être sanctionnés par l’accomplissement de deux tâches communautaires ou par le paiement des amendes correspondantes.

Les amendes sont calculées sur la base du taux de change de la monnaie de dénomination la plus élevée fixé par la BCV. Les délits graves, qui peuvent inclure la récidive ou des actes affectant gravement la coexistence, sont passibles d’une peine équivalant à 100 fois la valeur de cette monnaie.

Concernant les travaux communautaires, l’ordonnance détaille les activités à réaliser, qui comprennent, entre autres, le nettoyage, la restauration ou la peinture des écoles, des centres de santé, des places et des lieux publics pour une durée de 20 heures fractionnées ; Collaborez également dans les cafétérias et autres organisations de la Mairie de la commune Libertador pendant 20 heures fractionnées.

La règle est catégorique en précisant que tout dommage qu’un animal cause « quel que soit le niveau de gravité, à la personne ou à un bien matériel, au propriétaire, au gardien ou au responsable, doit réparer les dommages causés », comme le précise l’article 30 de l’ordonnance.

Plaintes. Face aux preuves de négligence, d’abus, de manque d’hygiène dans les espaces publics ou les zones communes résidentielles et d’autres comportements contraires liés à la possession d’animaux prévus par la réglementation, les citoyens peuvent s’adresser aux organismes compétents et signaler les irrégularités.

L’article quatre de l’Ordonnance Communale de Coexistence définit les autorités capables d’appliquer les réglementations qui la composent et de « mener les actions pertinentes pour son respect, conformément au système juridique en vigueur ».

Ces autorités vont du maire, des conseillers et du pouvoir public, à la police de Caracas, au service de police communal affecté au corps de police national bolivarien, aux juges de paix communaux, au bureau municipal de coexistence, de citoyenneté et de justice de paix communale, aux porte-parole des communes et des conseils communaux, entre autres.

L’ordonnance sur la coexistence promeut la conciliation, le dialogue et la réflexion comme outils. À cet égard, il établit des formules alternatives de résolution des conflits pouvant conduire à des accords entre les personnes concernées et les délinquants à travers des entretiens de sensibilisation afin que ces derniers comprennent l’impact de leurs actes.

En détails

  • Animaux sauvages. Selon l’article 30, paragraphe trois, de l’Ordonnance pour la coexistence citoyenne, la civilité et la justice de paix communautaire de la municipalité Libertador de Caracas, est considéré comme un acte contraire à la coexistence liée à la possession d’animaux le fait d’avoir des animaux sauvages ou non domestiques dans des zones ou des zones résidentielles.
  • Responsabilité. Conformément à la réglementation susmentionnée, si le propriétaire d’un animal qui a causé des dommages à autrui ou à ses biens matériels n’est pas responsable des dommages, l’autorité compétente, sur plainte de la personne concernée, transmettra la procédure au Ministère Public, pour le traitement du dossier.
  • Animaux morts. Est considéré comme un acte contraire au nettoyage des espaces publics le fait d’éliminer les déchets ménagers de se débarrasser d’animaux morts ou de parties d’animaux morts.
  • Programmes de sensibilisation. L’article 11 de l’ordonnance de coexistence définit des activités et des programmes d’éducation ou d’orientation des citoyens, liés aux délits ou infractions commises, dans le but de sensibiliser le délinquant au bon comportement au sein de la communauté.