Ce jeudi 20 août, le parquet général présentera les actes d’accusation contre Juliana Guerrero et Ricardo Roa dans deux processus différents. Guerrero sera jugée pour l’affaire qui la concerne titres académiquestandis que Roa fera face à un processus pour trafic d’influence présumé.
L’audience d’accusation contre Juliana Guerrero est prévue à 10 heures du matin devant le tribunal 46 de Bogotá. Le parquet l’accuse des crimes de fraude procédurale et mensonge idéologique dans un document public, liés aux documents académiques qu’elle a présentés pour aspirer au poste de vice-ministre de la Jeunesse du ministère de l’Égalité.
Selon l’enquête, Guerrero aurait présenté des qualifications de technologue en gestion comptable et fiscale et de comptable public malgré le fait que, selon le parquet, n’aurait pas satisfait aux exigences pour les obtenir.
L’entité chargée de l’enquête soutient que les documents ont été incorporés à son curriculum vitae et enregistrés dans le système Sigep II aux fins de remplir les conditions requises pour sa nomination.
Le parquet a également indiqué que Guerrero Je n’aurais pas suivi de cours ni passé le test Sabre Pro requis pour obtenir le titre professionnel. En outre, au cours de l’enquête, des factures liées aux paiements de frais de scolarité et de diplôme effectués à la Fondation universitaire de San José ont été découvertes.
En novembre 2025, l’institution annule les titres qu’elle avait décernés. Le Bureau du Procureur avait Guerrero a été inculpé le 26 mars. Désormais, avec la présentation de l’acte d’accusation, le processus passera à l’étape du procès.
Ricardo Roa et l’appartement à Chicó
La deuxième audience est prévue à midi devant le Sixième Tribunal de la Connaissance de Bogotá. Dans cette affaire, le parquet accusera Ricardo Roa du crime de trafic d’influence.
L’enquête est liée à l’achat d’un appartement situé dans le secteur Chicó, à Bogotá. Selon le parquet, Roa a acquis la propriété pour 1,8 milliard de dollars, bien que sa valeur commerciale aurait été calculée en 2 727 millions de dollars.
La différence, selon l’organisme accusateur, correspond à près de 927 millions de dollars, soit l’équivalent d’un 34% de moins par rapport à la valeur commerciale.
Le Bureau du Procureur enquête également sur la relation entre cette négociation et une prétendue intervention de Roa dans les décisions liées à un Projet de regazéification Hocol, filiale d’Ecopetrol.
Selon l’hypothèse de l’entité chargée de l’enquête, Roa aurait exercé une influence indue sur le président d’Hocol pour favoriser les intérêts de l’homme d’affaires Juan Mancera, qui lui a ensuite vendu la propriété.
Le parquet considère que le prix et les conditions de paiement auraient représenté une avantage pour Roa et que la négociation ne peut être analysée indépendamment des actions étudiées.
Autres procès contre Roa et Guerrero
Le procès contre Ricardo Roa ne se limite pas à l’affaire de l’appartement. L’actuel président d’Ecopetrol fait également face à une autre enquête liée à la finançant la campagne Petro Presidente 2022, dont il était directeur.
Le bureau du procureur l’a inculpé cette année d’un crime lié à violation alléguée des limites électorales. Roa n’a pas accepté les accusations et l’affaire fait toujours l’objet d’une enquête.
De son côté, Juliana Guerrero fait également l’objet d’une enquête de la part d’un éventuel réseau de gestion des contrats. Le parquet cherche à savoir si elle et sa sœur, Verónica Guerrero, auraient collecté de l’argent auprès d’hommes d’affaires en échange de gérer les contrats avec les entités étatiques.
Pour l’instant, les auditions de jeudi marqueront un nouveau chapitre dans les deux processus. La présentation des documents d’accusation permettra aux affaires de progresser vers les prochaines étapes judiciaires, tandis que les accusés maintiennent leur droit à la défense et la présomption d’innocence.