Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Montevideo, capitale de l’Uruguay, pour danser et chanter les classiques de l’artiste
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Montevideo, capitale de l’Uruguay, pour dire au revoir au musicien Rubén Rada, décédé mercredi 26 août à l’âge de 83 ans.
Les images, virales sur les réseaux sociaux, montrent les avenues de la ville remplies de gens célébrant la vie et l’œuvre du chanteur, percussionniste et compositeur, qui a implanté la culture afro-descendante en Uruguay en fusionnant des rythmes comme le candombe, le jazz et le rock. Les expressions comprenaient des danses et des interprétations des chansons de l’artiste, accompagnées par des groupes de tambours.
Avec plus de six décennies sur scène, le musicien connu sous le nom de Negro Rada est l’auteur d’une discographie abondante qui dépasse la trentaine d’albums et de chansons renommées telles que « My Country », « Las Apples » ou « Muriendo de plena », selon l’agence EFE.
Des personnalités comme Jorge Drexler, profondément influencé par la musique de Rada, ont déploré cette perte, tandis que Faustina « Tía Tina » Avelino, une « vieille maman » emblématique du candombe uruguayen, a fait la une des journaux pour avoir rendu hommage au défunt en dansant devant le cercueil de l’icône lors de sa veillée au Palais législatif.
Le gouvernement de ce pays a déclaré le deuil officiel pour le départ physique de l’artiste, qui a reçu en 2001 un Grammy pour l’excellence musicale.