Ramiriquí, la ville qui serait la capitale de l’arepa

L’arepa, l’un des aliments les plus représentatifs de la gastronomie colombienne, pourrait recevoir une reconnaissance officielle comme Patrimoine culturel immatériel de la nation. Le projet de loi qui propose cette mesure a déjà passé son premier débat au sein de la Sixième Commission de la Chambre des Représentants.

L’initiative propose également que Ramiriquí, Boyacá, être reconnue comme capitale nationale de l’Arepa, une mesure qui vise à mettre en valeur la tradition gastronomique de cette commune et à renforcer l’un de ses événements les plus représentatifs.

Un projet qui va au-delà de la gastronomie

Le projet de loi 412 de 2025, promu par la représentante Ingrid Sogamoso, propose que la protection de l’arepa ne soit pas seulement symbolique. La proposition comprend des outils pour soutenir les producteurs, les cuisiniers traditionnels, les petites entreprises et les familles qui dépendent de la production et de la commercialisation de cet aliment.

Parmi les mesures figure la création d’un Registre Unique des Producteurs Arepa, qui chercherait à identifier ceux qui font partie de cette chaîne productive dans différentes régions du pays et à faciliter leur accès aux programmes de soutien et d’incitation.

L’initiative reconnaît également la diversité qui existe autour de l’arépa. Selon ce qui a été souligné lors du débat, des chercheurs colombiens Ils ont documenté près de 600 variétés, préparé avec des ingrédients allant du maïs au manioc, en passant par les pommes de terre et les bananes.

Ramiriquí aurait un rôle particulier

L’un des points centraux du projet est la reconnaissance de Ramiriquí comme épicentre culturel et gastronomique de l’arepa en Colombie.

La proposition vise également à renforcer Festival international du maïs, du sorbo et de l’arepafête traditionnelle de la commune. Le projet propose que cette date coïncide avec le futur Journée nationale de l’Arepa, dans le but de donner une plus grande visibilité à la tradition et de promouvoir le tourisme gastronomique.

L’initiative souligne que derrière cet aliment se cachent des connaissances, des recettes et des méthodes de préparation transmises entre les générations, en plus d’une activité économique qui implique agriculteurs, producteurs et commerçants.

Il reste encore trois débats

Bien que le projet ait déjà reçu un soutien lors de sa première discussion à la Chambre, Ce n’est pas encore une loi. La proposition doit passer trois débats supplémentaires au Congrès avant de devenir officiellement une loi de la République.

La prochaine étape sera sa discussion en séance plénière de la Chambre des représentants. Là, l’analyse des mesures liées à la patrimoine culturel, tourisme et renforcement de l’économie populaire autour de l’arepa.