Voici comment se configurent les listes et les alliances lors des élections anticipées en Espagne

Après la dissolution des Cortes Generales et la convocation d’élections anticipées lancée par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, le pays se prépare à un nouveau rendez-vous avec les élections du dimanche 29 novembre 2026.

Ce scénario a intensifié le débat public sur l’avenir politique de la nation et sur les personnalités qui aspirent à diriger le prochain exécutif.

Alors que les principales forces politiques ont déjà confirmé leurs porte-drapeaux, d’autres secteurs de la gauche et des formations territoriales continuent de finaliser leurs processus de sélection interne.

Les principaux partis confirment leurs dirigeants

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a confirmé que l’actuel président, Pedro Sánchez, se présentera à nouveau comme candidat à la présidence du gouvernement, assurant ainsi la continuité de son leadership à la tête de l’Exécutif.

De son côté, le Parti populaire (PP), principale force d’opposition, a confirmé Alberto Núñez Feijóo comme tête de liste. Feijóo se présente à nouveau aux élections générales dans le but de devenir chef du gouvernement, comme il l’avait fait lors du processus électoral de 2023.

Du côté de l’extrême droite, la formation Vox a annoncé que Santiago Abascal se présenterait pour la quatrième fois consécutive comme candidat à la présidentielle.

Reconfiguration dans l’espace de la gauche alternative

Le panorama à gauche du PSOE est en train de se définir. Le parti Podemos n’a pas encore officiellement annoncé son candidat final ni précisé s’il participerait aux élections seul ou dans une coalition, bien que des personnalités du parti comme Irene Montero aient exprimé leur volonté de diriger la candidature.

Pour résoudre ce mystère, le parti a programmé des primaires internes les 14 et 15 octobre.

Parallèlement, la coalition Sumar – qui regroupe différentes organisations comme Izquierda Unida, Movimiento Sumar, Más Madrid et Comunes – a annoncé qu’elle présenterait son candidat le 17 octobre.

À cette même date, seront annoncés les détails de leur plateforme commune, qui fonctionnera sous le nom de Frente Amplio.

Candidatures territoriales et régionales

Le processus électoral prend également en compte les particularités des territoires à représentation nationaliste ou régionaliste :

Catalogne : Le Parti socialiste de Catalogne (PSC), branche catalane du PSOE, a confirmé l’actuel ministre de l’Industrie et ancien maire de Barcelone, Jordi Hereu, comme tête de liste. Quant à Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), le nom proposé est Gabriel Rufián, dont la ratification finale est soumise à un processus primaire qui se terminera le 17 octobre.

Pays Basque : EH Bildu désigne l’actuel porte-parole parlementaire, Mertxe Aizpurua, comme sa principale figure pour diriger la candidature, en l’absence d’approbation finale de ses bases. De son côté, le Parti nationaliste basque (PNV) évalue les options, considérant l’actuelle porte-parole au Congrès, Maribel Vaquero, comme l’une de ses principales alternatives.

A l’approche des dates limites de dépôt des candidatures, les prochaines semaines seront décisives pour clarifier le conseil politique final qui concourra aux élections du 29 novembre.