Le Les compagnies aériennes espagnoles Air Europa et Plus Ultra ont suspendu leurs vols prévus demain mardi entre Madrid et Caracasaprès l’alerte émise vendredi dernier par l’autorité aérienne américaine, qui exhortait «faire preuve d’une extrême prudence » au survoler le pays sud-américain et le sud de la mer des Caraïbes avant «une situation potentiellement dangereuse dans la région».
sources aériennes Globaliaqui propose cinq fréquences hebdomadaires vers le pays d’Amérique latine, a expliqué ce lundi à EFE qu’après la décision d’annuler son opération avec le Venezuela, reprendra les vols entre Madrid et Caracas « quand les conditions sont réunies».
De leur côté, des sources de Plus Ultra, qui opère entre Madrid et Caracas avec trois fréquences hebdomadaires, ont déclaré à EFE que, pour l’instant, Ils suspendent le vol qu’ils allaient opérer ce mardi et demain ils verront la suite de l’opération entre les deux capitales.
Ainsi, aucun vol vers le Venezuela ne quittera l’aéroport de Madrid-Barajas demain mardi, tout comme ce lundi, puisqu’aucun des deux ne opère ce jour-là, tandis qu’Iberia, qui le fait (elle a 5 fréquences par semaine), a annoncé samedi dernier qu’elle annulait ses opérations avec Caracas.
Ce matin, un avion Plus Ultra a atterri hier, qui a quitté le pays latino-américain, et un autre, de la compagnie Air Europa, ont rapporté des sources du directeur de l’aéroport, Aena.
Air Europe et Plus Ultra ils s’additionnent comme ça, en plus de Ibérieà la portugaise Robinetle Colombien Aviancale Trinidadien Caraïbesle Brésilien Butle chilien Latam et le turc Compagnies aériennes turques.
Par ailleurs, les compagnies aériennes vénézuéliennes Estelar (entre le 24 et le 28 novembre) et Laser (partenaire de Plus Ultra) ont annoncé la suspension temporaire de leur activité sur la liaison Caracas-Madrid, qui a reprogrammé son départ de Madrid prévu ce lundi à jeudi.
Pendant ce temps, la société d’État vénézuélienne Conviasa a rapporté, dans un communiqué sur Instagram, que tous ses vols nationaux et internationaux étaient «Ils fonctionnent tout à fait normalement».
L’autorité aérienne américaine a exhorté vendredi dernier les compagnies aériennes à «faire preuve d’une extrême prudence« avant ce qu’il considère »une situation potentiellement dangereuse dans la région »une annonce qui coïncide avec le déploiement militaire ordonné par le président nord-américain Donald Trump dans les eaux des Caraïbes, près du Venezuela, pour faire pression sur le gouvernement de Nicolas Maduro.
De son côté, Enaire a publié, à la demande de l’Agence nationale de sécurité aérienne (AESA), que, jusqu’au 1er décembre prochain, il est fortement recommandé aux opérateurs aériens civils espagnols de n’effectuer aucun vol dans l’espace aérien de la Fir Maiquetia (SVZM), qui couvre tout le territoire vénézuélien et s’étend jusqu’à la mer des Caraïbes.
Cette recommandation est due au risque potentiel pour l’aviation civile dû à l’augmentation de l’activité militaire, aux armes anti-aériennes capables d’atteindre toutes les altitudes et au manque de coordination entre les parties au conflit, selon le texte auquel EFE a eu accès.
Demain se tiendra une réunion du Groupe intégré d’évaluation des risques (IRAG) au cours de laquelle la situation dans ledit espace aérien sera discutée comme l’un des sujets à l’ordre du jour.
AESA indique qu’elle continuera à surveiller la situation afin de fournir aux opérateurs toutes les informations nécessaires à leurs analyses de risques respectives.