Les citoyens conscients de ce monde voient avec inquiétude les grands dangers qui menacent aujourd’hui l’humanité dans cette ère de transition d’un ordre mondial hégémonique et unipolaire, gouverné par l’Occident collectif, à un ordre mondial multipolaire déjà naissant, plus juste, diversifié, démocratique, représenté par les Brics et le Sud global.
Mais l’ordre ancien refuse de disparaître pacifiquement et favorise les conflits armés. L’Ukraine est utilisée et sacrifiée par cet ordre mourant contre la Russie pour tenter de maintenir son hégémonie. Il existe un risque de guerre nucléaire. Un paradoxe apparaît : alors que l’humanité a plus que jamais besoin de dialogue, de compréhension, de confiance et de respect du droit international, les institutions internationales, comme le système des Nations Unies, sont plus affaiblies. Dans ces conditions, la passivité serait un suicide.
Nous devons chercher des alternatives créatives qui servent d’issue, non seulement en renforçant l’ONU, mais aussi en créant de nouveaux espaces internationaux de rencontre et de compréhension directe entre les citoyens du monde, l’exercice de la diplomatie publique. Un départ important nous est arrivé depuis l’Eurasie. Récemment, l’Assemblée des peuples d’Eurasie a décidé de se développer en tant qu’Assemblée publique mondiale et a convoqué sa première session à Moscou les 20 et 21 septembre, sous le thème « Un nouveau monde d’unité consciente ».
Ce forum s’est tenu à l’occasion de la Journée internationale de la paix et a réuni plus de 4 000 participants venus de plus de 150 pays. Il comprenait sept tables rondes et plus de 40 plateformes thématiques, notamment des forums sur les médias, les jeunes, les entreprises et les écrivains. Parmi les invités figuraient des personnalités internationales importantes. Plus de 200 journalistes du monde entier ont couvert l’assemblée. Dans les débats, il y avait une totale liberté d’expression, dont je suis un témoin personnel.
Cette Assemblée est un nouveau type de forum humanitaire dont l’objectif principal n’est pas la confrontation, mais l’unification des efforts au nom de la paix. L’Assemblée a été un grand succès et une étape historique, un espoir pour l’humanité. Selon le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov, il s’agit d’un exemple de diplomatie publique, un effort qui mérite le respect. La prochaine assemblée aura lieu en Autriche.