Cabello : l’extrême droite reste silencieuse sur qui détient l’argent de Citgo

Le secrétaire général du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (Psuv), Diosdado Cabello, lors de l’émission Con El Mazo Dando numéro 554, a souligné que l’entreprise Citgo avait été enlevée au peuple vénézuélien par l’extrême droite du pays.

« Citgo a été vendu aux enchères pour environ un tiers de son prix », a-t-il indiqué, tout en soulignant que les commissions de cette vente ont été versées à Juan Guaidó, Leopoldo López, entre autres.

Il a rappelé que l’extrême droite prétendait être protégée par le gouvernement de Narnia de Juan Guaidó, alors que la réalité était de déposséder cette compagnie pétrolière.

« Protéger Citgo ? S’ils facturent la commission ! C’est le paiement que le peuple des États-Unis reçoit pour les faveurs faites, ou pensez-vous que c’était gratuit ? Et c’est contre les Vénézuéliens, grâce à toute cette bande de Sayona (María Corina), de Juan Guaidó, de Julio Borge, de… ils leur ont permis de nous voler Citgo », a-t-il souligné.

Il a souligné qu’ils ne reconnaissent pas ce crime, mais que « quelqu’un devra venir au Venezuela et nous l’attendrons », a-t-il déclaré.

En ce sens, le leader de l’auvent rouge a déclaré que l’opposition vénézuélienne reste silencieuse sur la destination des 5,9 milliards de dollars destinés au vol de Citgo.

« Qui recevra ces 5,9 milliards de dollars ? Leopoldo López ? Je ne pense pas qu’ils lui donneront autant parce que c’est un idiot, ils lui ont donné une somme dérisoire par rapport à ce chiffre… Qui recevra cet argent ? Personne n’a rien dit, il leur est simplement interdit de le dire », a-t-il souligné.

Il a souligné que si l’opposition avait un peu de dignité, elle dénoncerait le vol de Citgo.

Enfin, Cabello a souligné l’action de la vice-présidente exécutive de la République, Delcy Rodríguez, pour avoir élevé la voix en faveur des biens volés appartenant aux Vénézuéliens.

Ce mardi, le Venezuela a rejeté la vente forcée de Citgo par les États-Unis, la vice-présidente exécutive de la République, Delcy Rodríguez, a affirmé que la mesure illégale avait été réalisée « en collusion avec des secteurs extrémistes vénézuéliens ».

Rodríguez a lu une déclaration sur la position officielle du Venezuela concernant ce vol effectué « en collusion avec des secteurs extrémistes vénézuéliens » au service du gouvernement américain.

En outre, il souligne que cet acte constitue une dépossession vulgaire et barbare d’un bien vénézuélien sur le territoire nord-américain à travers un processus frauduleux.

Dans le document, lu par le vice-président, il est indiqué que la société Citgo est un atout précieux de Petróleos de Venezuela qui entend être dépossédé par Washington au moyen d’une procédure judiciaire clairement légale.

Il a mentionné que grâce au trafic d’influence de l’administration de Donald Trump sur les tribunaux de ce pays, le Venezuela et PDVSA ont été intentionnellement et illégalement exclus du processus et du droit à la défense sous le prétexte grossier de l’ignorance du gouvernement légitime du président Nicolas Maduro.

Ce nouvel épisode constitue une agression multiforme contestée par les États-Unis avec la complicité de María Corina Machado, Edmundo González Urrutia, Juan Guaidó, Julio Borges, Carlos Vecchio, José Ignacio Hernández et du groupe criminel organisé se faisant appeler Assemblée nationale de 2015, qui ont également tenté d’usurper la représentation du Venezuela et de ses entités à l’étranger, pour laisser la nation sans aucune défense.

De même, le gouvernement vénézuélien réitère qu’il ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas la « vente forcée » de Citgo, réalisée au mépris flagrant des garanties et libertés économiques, de la procédure régulière et du droit à la défense garanti par toute nation civilisée.

Enfin, il souligne que l’État vénézuélien dispose des lois et des institutions appropriées pour traduire en justice ceux qui ont facilité ce vol, qui constitue une action apatride et criminelle.