Cerf d’Ávila sauvé dans la zone urbaine de La Guaira

Un cerf mâchicoulis, espèce endémique des montagnes du parc national Waraira Repano, a été secouru ce vendredi dans le secteur Simetaca de la paroisse Carlos Soublette, dans l’État de La Guaira, après avoir été retrouvé désorienté dans une zone urbaine, loin de son habitat naturel sur les hauteurs d’Ávila.

L’animal, un jeune mâle pesant environ 10 kilos, a été placé sous protection et transféré au zoo de Caricuao pour évaluation vétérinaire.

Edison Adrián, directeur régional d’Ecosocialism, a indiqué que le sauvetage a été effectué après avoir reçu des alertes de voisins concernant la présence du cerf à El Trébol. « Le spécimen a été extrait avec toutes les mesures de soin et est déjà sous observation par des spécialistes », a expliqué Adrián, qui a souligné qu’il s’est coordonné avec l’Institut des parcs nationaux (Inparques) pour son transfert immédiat.

L’opération a été coordonnée par la Direction de la gestion de l’environnement et de la protection animale du ministère du Pouvoir populaire pour l’écosocialisme, avec le soutien de la Police nationale bolivarienne (PNB) et de la Police de La Guaira.

Une fois les examens médicaux terminés, les cerfs pourraient être relâchés dans les environs du parc national Waraira Repano, selon les instructions de la Direction de la diversité biologique du ministère. Le cerf mâchicoulis est une espèce adaptée aux altitudes supérieures à 3 000 mètres d’altitude, sa présence dans les zones urbaines de basse altitude est donc inhabituelle et a alerté les autorités environnementales.

Espèces en péril

Le cerf mâchicoulis (Mazama bricenii), également connu sous le nom de cerf paramo, est considéré comme une espèce vulnérable et emblématique des écosystèmes montagneux vénézuéliens. Son apparition dans les zones peuplées pourrait être associée à une perte d’habitat ou à des perturbations sur son territoire, selon les experts.

Les autorités ont appelé les citoyens à signaler toute observation d’animaux sauvages dans les zones urbaines, en évitant tout contact direct avec les animaux pour garantir leur intégrité et la sécurité des personnes.