Ce mardi 16 décembre, le neuvième des bonusune tradition religieuse colombienne dont l’intention est de rappeler le chemin de foi, d’humilité et d’espérance qu’ont vécu la Vierge Marie et saint Joseph avant la naissance de l’Enfant Jésus.
Son origine remonte au XVIIIe siècle, lorsque le frère franciscain Fray Fernando de Jesús Larrea Il l’a écrit à la demande de Clemencia de Jesús Caycedo, fondatrice du Colegio de La Enseñanza de Bogotá.
La neuvaine des primes symbolise pour les fidèles et les croyants l’unité familiale, l’espérance, la solidarité et la joie de la naissance de Jésus. Pour cette raison, des centaines de personnes se rassemblent quelques jours avant Noël pour le prier avec leur famille, leurs voisins et leurs amis.
Cette tradition rappelle non seulement le naissance de l’enfant Jésusmais il est aussi considéré comme une préparation spirituelle pour recevoir Noël, car il nous permet de réfléchir sur son vrai sens. De plus, il renforce la foi et l’espérance grâce à ses textes qui invitent à l’humilité, au pardon, à la charité et à la réconciliation.
La neuvaine des primes de Noël est composée de plusieurs prières qui doivent être priées chaque jour du 16 au 24 décembre : prière pour chaque jour, prière à la Vierge Marie, prière à Saint Joseph, considération quotidienne, joies et prière à l’Enfant Jésus. La seule chose qui varie est la considération, ci-dessous nous partageons le jour 1.
Neuvaine bonus : jour de considération 1 pour le 16 décembre
Au commencement des temps, la Parole reposait dans le sein de son Père au plus haut des cieux ; là, c’était la cause, ainsi que le modèle de toute la création. Dans ces profondeurs d’une éternité incalculable est resté l’Enfant de Bethléem avant de daigner descendre sur Terre et de prendre visiblement possession de la grotte de Bethléem. C’est là qu’il faut dater la généalogie de l’éternel, qui n’a pas d’ancêtres, et contempler la vie d’infinie complaisance qu’il y menait.
La vie du Verbe éternel dans le sein de son Père était une vie merveilleuse et pourtant un mystère sublime ! Il cherche une autre demeure, un manoir créé. Ce n’est pas parce que dans sa demeure éternelle quelque chose manquait à son bonheur infini, mais parce que sa miséricorde infinie aspirait à la rédemption et au salut du genre humain, ce qui ne pourrait être vérifié sans lui.
Le péché d’Adam avait offensé Dieu et cette offense infinie ne pouvait être tolérée que par les mérites de Dieu lui-même. La race d’Adam avait désobéi et méritait un châtiment éternel ; Il fallait donc la sauver et satisfaire sa culpabilité, que Dieu, sans quitter le ciel, ait pris la forme d’un homme sur terre et, par obéissance aux desseins de son Père, expié cette désobéissance, cette ingratitude et cette rébellion.
Il fallait, au vu de son amour, qu’il prenne la forme, les faiblesses et l’ignorance systématique de l’homme ; qu’il grandirait pour lui donner une croissance spirituelle ; souffrir, lui apprendre à mourir à ses passions et à son orgueil. Et c’est pourquoi le Verbe éternel, brûlant du désir de sauver l’homme, a résolu de se faire homme aussi et de racheter ainsi les coupables.
Jour 1