des machines qui « voient » les patients ? – journal USP

Eduardo Rocha commente un article publié dans la revue « Science » concernant la technologie de plus en plus sophistiquée au service de la science médicale

Comme le résume une analyse du médecin, cardiologue et chercheur Eric Topol, publiée en septembre 2023 dans le magazine, la technologie des machines est capable de « voir » les informations des examens traditionnels utilisés dans le diagnostic médical et de proposer des conclusions et des prédictions aux professionnels de santé. concernant les cas cliniques des patients, un sujet déjà abordé à propos des examens de la vue. La nouveauté est qu’il s’étend à des examens tels que les radiographies, les tomodensitogrammes, les biopsies tumorales et même l’examen traditionnel par électrocardiogramme (ECG).

En résumé, l’examen de la rétine permet de savoir s’il y a du diabète, de l’hypertension artérielle, un risque d’accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque et une maladie rénale, un ECG peut indiquer le sexe, l’âge, s’il y a une anémie, un risque d’arythmie et de maladie thyroïdienne, l’image microscopique d’un échantillon de biopsie tumorale peut indiquer l’origine de ce tissu, la mutation génétique et le pronostic. Tout cela n’est pas encore présent dans nos routines de travail médical et il appartient aujourd’hui au les professionnels utilisent leur expérience, leurs connaissances et recherchent de nouvelles informations pour arriver à des preuves.

Il y a trois observations dans l’article du professeur Topol : premièrement : l’apprentissage de ces machines de diagnostic ne sera pas simplement supervisé et appris par des experts, mais sera également auto-supervisé, apprenant de leurs propres hypothèses et conclusions, au fur et à mesure qu’ils travaillent avec les données. Deuxième point : les sources de L’apprentissage et la vérification des informations sont ce que Topol appelle multimodal : des livres, des articles, des pages et d’autres sources, qui vous permettront de vérifier et d’affiner les informations. Enfin : le terme d’intelligence artificielle générative est imprécis, car derrière cette technologie complexe se cache bien plus que la génération d’informations.

La technologie permettra bientôt d’analyser chaque individu avec son individualité contenue dans des aspects structurels, les conditions environnementales obtenues à partir de son adresse, d’un point de vue individuel pour donner des conseils et collectivement pour alerter des événements tels que des épidémies dans un lieu donné. Ce qu’il appelle l’IA multimodale, avec des machines qui « voient » et apprennent, résume une perspective révolutionnaire pour un avenir proche. Et, pour les pessimistes concernant l’espace de travail médical devant ces machines dotées d’yeux capables de diagnostiquer, de prédire et de conseiller, un livre du professeur indique que l’intelligence artificielle pourra à nouveau humaniser la médecine, ce qui, je crois, est un désir des patients et médecins.