La Colombie

Education et sensibilisation

16 février 2021 – 23h35
Pour:

Juan Esteban Angel

Parmi tous les défis et leçons que la pandémie nous a laissés, celui qui exige une attention prioritaire est celui du comportement et de la discipline sociale.

Une bonne partie des stratégies de confinement des coronavirus repose sur les soins que nous nous apportons mutuellement; c’est-à-dire qu’ils dépendent de notre conscience et de la responsabilité que nous assumons en tant qu’individus à l’égard de nos actions. S’il est vrai que nous sommes tous sensibles au virus, il est également vrai que nous pouvons prendre des mesures prudentes pour contenir ou ralentir la rapidité de sa propagation.
Mais je n’ai pas besoin de répéter ici les nouvelles que nous connaissons déjà sur l’indiscipline sociale et les événements qui nous obligent à nouveau à des couvre-feux qui nuisent à des secteurs de l’économie et à leurs emplois.

Le fait que tant de personnes aient du mal ou refusent de porter un masque, de se laver les mains, de respecter la distance sociale et plus encore l’isolement, est lié à de multiples facteurs. L’attitude et le comportement envers les soins personnels dépendent de déterminants aussi divers et complexes que les habitudes, les modes de vie, les conditions de travail, les valeurs individuelles et familiales, ainsi que d’un facteur pivot et non conjoncturel: l’éducation.

L’éducation a le potentiel de doter les gens des compétences nécessaires pour guider leurs projets de vie, faire face aux crises, opter pour des emplois de meilleure qualité; en général, pour que les familles aient de meilleures opportunités économiques et que les inégalités sociales soient réduites.
En même temps, c’est la clé pour former de meilleurs citoyens, avec les outils cognitifs et émotionnels pour avoir une meilleure coexistence, qui facilite la relation entre les personnes, qui nous conduit à conduire sous la compréhension du bien-être collectif et pas seulement en l’individu.

La pandémie a montré la nécessité de créer dès l’enfance, une conscience collective, une structure de pensée et de comportement dans laquelle les individus pensent à la construction de la société, à la croissance et aux soins partagés pour comprendre que notre dynamique en tant qu’individus dans une société va plus loin dans les droits et comprend également fonctions.

Avec une éducation basée sur des valeurs comme la solidarité et la coopération, nous pourrions avoir des citoyens plus impliqués dans les affaires publiques, avec un réel intérêt à exercer leur leadership en faveur du plus grand nombre, en transformant notre rapport à l’environnement, en passant du comportement de consommation à celui de la consommation durable qui privilégie la préservation des ressources. De même, disposer d’outils plus solides pour affronter des moments complexes comme les pandémies, les crises économiques ou les conflits, avec la force que donnent la pensée solidaire et le travail d’équipe. Nous réduirions la discrimination fondée sur le sexe, la race ou l’orientation sexuelle et nous respecterions la position de l’autre malgré les différences. En retour, nous serions capables de croître économiquement avec une plus grande équité, fermant les portes aux inégalités.

Fin novembre dernier, le président Iván Duque a sanctionné la loi de finances nationale 2021 avec la plus forte allocation de ressources pour le secteur de l’éducation, avec 47,3 milliards de dollars. Il est essentiel qu’en matière éducative nos enfants et nos jeunes soient sensibilisés à la manière d’être de meilleurs citoyens, et à ce que signifie faire partie d’une communauté avec ses engagements et ses responsabilités, afin d’inculquer dès la petite enfance cette conscience collective qui fait nous une société meilleure.

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