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En raison d'épidémies de coronavirus, l'Espagne, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni redoublent de contrôles

14 août 2020-10 h 24 m.
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Agence AFP

L'Espagne a décrété la fermeture des boîtes de nuit et l'interdiction de fumer dans la rue, le Royaume-Uni réimposera une quarantaine aux voyageurs en provenance de France et de Nouvelle-Zélande prolongera l'isolement à Auckland, dans un monde qui redouble d'efforts pour contenir la nouvelle pandémie de coronavirus.

Après être revenu à une normalité apparente au début de l'été dans de nombreux pays, le monde semble se fermer à nouveau pour tenter de contrôler la résurgence des cas de Covid-19.

L'utilisation d'un masque est déjà obligatoire à l'étranger dans certaines villes européennes, et l'Espagne a décrété ce vendredi l'interdiction de fumer dans la rue, sauf si la distance de sécurité de deux mètres peut être maintenue, une mesure qui est déjà en vigueur dans deux les régions de Galice et des îles Canaries.

Lire aussi: Fermeture des boîtes de nuit et autres mesures fortes contre l'épidémie de coronavirus en Espagne

Les discothèques, boîtes de nuit et salles de danse seront également fermées à nouveau. Les restaurants et autres bars doivent fermer à une heure du matin et ne pourront plus recevoir de clients après minuit.

L'Espagne, l'une des plus touchées au monde par la pandémie (28 500 décès et près de 330 000 cas), connaît un rebond alarmant des nouvelles infections, avec 3 000 nouvelles infections en 24 heures enregistrées jeudi.

Le coronavirus a coûté la vie à plus de 754000 personnes dans le monde et plus de 20,9 millions ont été infectées, selon le dernier bilan des sources officielles.

La pandémie a également des conséquences économiques dramatiques, comme le montre la récession en Pologne pour la première fois depuis le communisme et la baisse historique du PIB aux Pays-Bas, en Hongrie, en Bulgarie et en Roumanie, selon les chiffres publiés ce vendredi.

En Europe, le nombre de cas a augmenté ces dernières semaines mais, du moins pour l'instant, pas le nombre de décès, selon les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'agence onusienne s'inquiète d'un éventuel relâchement de la surveillance en été, en particulier par les jeunes, qui ont tendance à souffrir d'infections moins graves et à une faible mortalité.

Confinement en Nouvelle-Zélande

Face à la menace d'une seconde vague sur son territoire, le gouvernement britannique a décidé de réimposer dès samedi à 03h00, 14 jours de quarantaine pour les voyageurs en provenance de France, des Pays-Bas et de Malte, un peu moins d'un mois après avoir exempté. La mesure reste en vigueur pour l'Espagne, la Belgique, Andorre et les Bahamas.

Quelque 160 000 Britanniques actuellement en France, ainsi qu'une partie des 300 000 Français qui vivent au Royaume-Uni et passent des vacances dans leur pays, ont quelques heures pour rentrer avant l'entrée en vigueur de cette mesure.

"C'est un cauchemar. Même si on le voulait, on ne peut pas remonter le temps", a réagi Claudia, une Allemande de 42 ans vivant à Londres et en vacances dans l'ouest de la France avec son mari et sa fille.

Le Royaume-Uni, pays le plus durement touché d'Europe avec plus de 41 000 morts, craint l'arrivée de cas importés au moment où il cherche à rouvrir son économie, qui a subi une catastrophe sans précédent sur le continent.

En dehors de l'Europe, il n'y a pas non plus de bonnes nouvelles. La Nouvelle-Zélande, saluée pour sa bonne réponse lors de la première vague épidémique, a prolongé de 12 jours, jusqu'au 26 août, le verrouillage à Auckland pour arrêter la réapparition du virus.

La Corée du Nord, au contraire, a annoncé la levée du confinement d'une ville, située à la frontière entre les deux Corées, établie fin juillet après avoir trouvé un premier cas "suspect" de coronavirus.

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