La Fondation Bigott célèbre 45 ans d’expérience, se consolidant comme l’épicentre de la formation culturelle du pays. Le cœur de ce travail réside dans ses ateliers emblématiques de culture populaire, une initiative qui depuis 1982 a transformé la façon dont les Vénézuéliens se connectent à leurs racines.
Plus de 96 219 inscriptions enregistrées au cours de ces quatre décennies révèlent l’ampleur d’un projet qui a accompagné enfants, jeunes et adultes dans l’apprentissage de la musique, de la danse, du chant et de l’artisanat traditionnel. Près de 24 210 personnes ont été directement touchées par ces programmes, confirmant que la culture s’apprend aussi, se partage et s’hérite.
Une tradition qui évolue
La Fondation Bigott est née en 1981 avec la vision que la culture populaire est une racine vivante qui soutient l’avenir. Ainsi, l’institution a réussi à faire en sorte que la tradition vénézuélienne dialogue avec son époque, en s’adaptant aux nouveaux formats et langues sans perdre son essence. Cet équilibre a permis à ses ateliers de rester actuels, passant des salles de classe physiques aux environnements numériques.
De même, dans des zones telles que Petare, Catia, Caricuao et San Agustín, des ateliers communautaires ont amené la culture directement sur les territoires, renforçant les processus locaux et le sentiment d’appartenance. Rien qu’au cours des huit dernières années, ces espaces ont enregistré 11 946 inscriptions, devenant ainsi des plateformes de rencontre et de cohésion sociale.
L’expansion numérique a marqué une étape importante en 2012 avec la création de Tradición en Línea, une plateforme qui démocratise l’accès au savoir populaire. Disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an, cet outil a enregistré plus de 26 918 inscriptions, connectant la culture vénézuélienne aux nouvelles générations et au public international.
Outre la formation, la Fondation Bigott a mené un intense travail de diffusion. Avec 111 publications, 30 productions discographiques, 200 audiovisuels et plus de 2 mille événements, l’institution a permis à environ 849 000 personnes de se rapprocher des expressions culturelles du pays. À cela s’ajoute la dynamique de créativité et d’entrepreneuriat culturel à travers des initiatives telles que Cultura en Movimiento et des groupes comme Ensamble B11, qui explorent de nouvelles façons d’interpréter la tradition.