Guerre cognitive contre le Venezuela

La résurgence des menaces du gouvernement américain, sous l’administration de Donald Trump, contre le gouvernement de Nicolás Maduro, fait partie d’une stratégie d’agression multiforme qui combine des pressions diplomatiques, des opérations militaires, des campagnes médiatiques et une guerre cognitive. Ce dernier, comme cela a été dénoncé par le président Maduro lui-même, cherche à coloniser l’esprit du peuple vénézuélien, à manipuler leurs émotions et à semer le désespoir, à utiliser les réseaux sociaux, les algorithmes et les récits déstabilisants comme instruments de domination.

Le déploiement apparent de destroyers dans les Caraïbes, la duplication de la récompense pour la capture de Maduro à 50 millions de dollars, et la désignation du cartel de Los Sol en tant qu’organisation terroriste, font partie d’une offensive qui vise à justifier une intervention militaire sous le prétexte de la lutte contre le trafic de drogue. Cependant, comme l’ont souligné Jorge Rodríguez et Diosdado Cabello, ces accusations manquent de fondement et cherchent à couvrir les véritables intérêts géopolitiques de Washington: le contrôle de la vaste énergie et des ressources minérales du Venezuela, notamment le pétrole, le gaz, le Coltan et l’or.

Le gouvernement bolivarien a dénoncé les plans d’attaques avec des explosifs, liés aux mercenaires étrangers et aux mafias transnationaux, dans le cadre d’une escalade violente pour déstabiliser le pays. La réponse a été le renforcement de l’intelligence populaire, le déploiement de 4,5 millions de miliciens et la réaffirmation de l’engagement envers la paix et la souveraineté nationale.

Face à ces agressions, Maduro a approfondi les politiques révolutionnaires orientées vers l’indépendance scientifique, technologique et énergétique, consolidant les alliances avec la Chine, la Russie et l’Iran, et promouvant la grande mission scientifique et innovation comme axe de résistance stratégique. Le récit impérialiste qui cherche à présenter le Venezuela comme un État raté fait face à une réalité d’organisation populaire, de conscience critique et de volonté de lutte. Selon les mots du président: « Nous ne sommes pas, et nous ne le serons pas, la cour de quiconque. »

Cette impulsion géopolitique n’est pas seulement un différend entre les gouvernements, mais une bataille pour l’âme de l’Amérique latine. Le Venezuela, avec son projet bolivarien, incarne une alternative à l’ordre néolibéral et au pillage impérial. La guerre cognitive essaie de briser cet espoir, mais l’histoire enseigne que les peuples qui se battent pour leur dignité n’abandonnent pas.