Ils fabriquent une banderole contre la violence sexiste à Cumaná

Une banderole de rejet de la violence à l’égard des femmes a été déployée dans les espaces de la place Bolívar de la ville de Cumaná, État de Sucre ; dans le but de sensibiliser la population aux différentes formes de violence générées à l’égard des femmes.

Parmi des slogans tels que La violence ne se réconcilie pas, dénoncez !, remise de brochures informatives et causeries préventives aux passants, les responsables du Parquet dixième du ministère public ont réalisé cette journée visant à réduire les abus physiques, moraux et psychologiques à l’égard des femmes.

L’événement fait partie des activités qui seront menées par des spécialistes du domaine cette semaine, pour commémorer le onzième anniversaire de la création de la Direction de la défense des femmes rattachée au Service d’approche globale pour les victimes de crimes de violence à l’égard des femmes. Genre du ministère public, le 15 septembre prochain.

Dans la journée, l’équipe spécialisée a exhorté la population à rompre le silence et à signaler les agresseurs à toute agence de sécurité, qui sont avant tout les appréhenseurs des personnes qui commettent ce crime.

Ils ont assuré qu’à partir de cette instance, les victimes se voient garantir les mesures de protection et de sécurité correspondantes, en plus des évaluations psychologiques qui les aident à surmonter ces actes punissables.

Sept communes de Sucre enregistrent des taux élevés de violences faites aux femmes

Sept des 15 municipalités qui composent l’entité Sucra enregistrent des taux élevés de violence à l’égard des femmes. Il s’agit des juridictions de Montes, Bolívar, Cruz Salmerón Acosta, Ribero, Sucre, Mejía et Andrés Eloy Blanco, ont souligné les procureurs lors de l’activité.

Ils ont allégué que le ministère public avait traité quelque 600 plaintes contre les différents crimes de violence à l’égard des femmes, jusqu’à présent en 2022.

Ils ont mentionné que les fléaux qui connaissent la plus forte croissance dans les communes susmentionnées sont : les violences physiques et psychologiques, les menaces, les féminicides et les abus sexuels.

La campagne de sensibilisation contre la violence sexiste doit être permanente

En ce sens, Carmen Cardozo, une habitante de Cumaná, a souligné l’importance de promouvoir en permanence une campagne de sensibilisation, pour guider les usagers sur les démarches à suivre et où ils doivent se rendre s’ils sont victimes de différentes formes de violence.

Elle a ajouté que, bien qu’il existe des lois et des institutions qui protègent les femmes, beaucoup ne savent pas comment agir.

« Ces activités sont formidables et nécessaires pour donner des informations aux personnes maltraitées, afin qu’elles sachent où elles doivent s’adresser pour porter plainte et le système de protection qui les abrite », a-t-il déclaré.

À son tour, Yulitza Viera a déclaré que des programmes et des ateliers de sensibilisation à ces événements devraient être menés à partir des institutions.

Ils exhortent à sortir de la peur et à dénoncer

De même, Eudys Castillo a exhorté les femmes victimes de violences à mettre de côté la peur et à dénoncer leurs oppresseurs. «S’il vous plaît rapportez, d’abord est notre vie. Personne ne devrait être autorisé à les frapper, à les harceler et à les dénigrer. Nous sommes suffisamment capables pour avancer par nous-mêmes », s’est exclamé Cardozo.

A cet égard, il a indiqué que le seul moyen d’éradiquer ce fléau est de dénoncer ceux qui se consacrent à discriminer la population féminine. «Il faut briser le silence et comprendre qu’il existe des organisations qui protègent l’intégrité des femmes. La seule façon d’arrêter tant de violence est de dénoncer les agresseurs », a-t-il déclaré.

« N’ayez pas peur, signalez-le, cherchez du soutien pour qu’ils vous assurent la sécurité. Ne vous sentez pas intimidé » a souligné M. Víctor Rieje.

Ils encouragent les femmes à signaler ces actes criminels

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