Ils n’ont plus de collection ! Petro demande la suppression des postes de membres du Congrès qui ne travailleront pas

Le président Gustavo Petro Ce vendredi, il a adressé un avertissement direct au Congrès en raison du niveau élevé d’absences aux séances législatives, une situation qui, selon lui, freine les projets clés de son gouvernement.

A travers son compte sur X, le président a demandé aux présidents du Sénat et de la Chambre de transmettre les listes d’absences au Conseil d’Etat.

« Le Gouvernement a donné des messages d’urgence et d’insistance sur plusieurs projets qui doivent être respectés et traités conformément aux règles. La juridiction agraire, la réforme sanitaire, si nécessaire pour résoudre les problèmes de faillite imminente de l’EPS, et le financement par l’État de la réforme fiscale du capital spéculatif le plus riche du pays, le code minier », a indiqué Petro.

L’ultimatum de l’exécutif

Le malaise du Gouvernement tient au manque récurrent de quorum dans les commissions et les séances plénières. Selon Petro, malgré les messages « d’urgence et d’insistance » envoyés depuis la Casa de Nariño, des projets vitaux sont au point mort.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, a officialisé la demande à travers une lettre adressée au président du Congrès, Lidio García, et au président de la Chambre, Julián David López.

Dans son

Le document appelle à appliquer les dispositions établies dans la Constitution et dans les lois telles que 5 de 1992 et 1828 de 2017, qui réglementent les sanctions en cas de non-présentation.

Selon ces règles, les membres du Congrès peuvent faire face à des sanctions disciplinaires, à des retenues sur salaire et même à la perte de leur siège s’ils accumulent des absences injustifiées lors des sessions où sont votés des projets de loi ou des actes législatifs.

« Pour cette raison, messieurs les présidents, il est demandé de manière très respectueuse d’avancer toutes les procédures légales prévues dans la loi 5 de 1992, afin que les listes d’absentéisme des congressistes à toutes les séances plénières et commissions constitutionnelles permanentes au cours de la législature 2025-2026 soient envoyées à l’Honorable Conseil d’Etat. Ceci afin de faire avancer les procédures judiciaires qui pourraient surgir », peut-on lire dans une section du document.