Le 15 mars, s’est produite une scène puissante, rapidement devenue virale : des militants portant dans leurs bras des petits chiens beagle, les ont sortis du lieu où leur sort était déjà décidé : l’expérimentation.
Ce n’était pas une adoption, une visite, une inspection ou un transfert de routine, non, c’était un sauvetage. Cela s’est produit dans un établissement connu sous le nom de Ridglan Farms, dans le Wisconsin, où un groupe d’environ 50 militants déterminés à éviter la souffrance ont pu libérer plus de 20 chiens destinés à des expérimentations.
Le tout a été enregistré en vidéo puis diffusé sur les réseaux, ce qui rouvre le débat qui fait rage depuis des années : dans quelle mesure est-il acceptable d’utiliser des animaux au nom de la science ?
Qu’y a-t-il derrière ces fermes ?
Ridglan Farms n’est pas un abri ou une écloserie ordinaire. Il s’agit d’une ferme dédiée à l’élevage de masse de beagles destinés à être vendus à des laboratoires de recherche biomédicale.
Les chiens naissent et grandissent à l’intérieur de ces cages, dans de longs couloirs, les uns au-dessus des autres, ils vivent dans de petites cellules fermées, sans accès aux promenades ni à la lumière naturelle directe. Ils sont élevés pour servir de « matériel d’essai » dans le cadre d’essais pharmaceutiques, toxicologiques ou de procédures invasives, généralement sans anesthésie.
Leur docilité, leur taille et leur caractère sociable, propres à la race, sont les caractéristiques qui en font une cible privilégiée pour les expérimentations. Les enquêtes et les témoignages ont mis en évidence des conditions qui révèlent : des espaces exigus, un manque de stimulation, des pratiques vétérinaires douteuses et un nombre élevé de morts avant même que les animaux n’atteignent un laboratoire.
Pour de nombreux militants, ce n’est pas seulement une question de chiffres. Ce sont des vies qui ne savent jamais ce que signifie courir librement, jouer ou recevoir de l’affection.
Le moment du sauvetage
Le groupe d’activistes est entré sans se cacher. Ils l’ont fait de front et sans considération, ils se sont identifiés et ont commencé à porter les chiens dans leurs bras. Certains étaient des chiots.
Parmi ces militants figurait l’actrice Alexandra Paul, connue pour son rôle de Stéphanie dans la série alerte à Malibumais aussi pour une trajectoire constante et cohérente dans la défense des animaux.
Paul était là, à l’intérieur de l’établissement, tenant dans ses bras l’un des plus de 20 beagles libérés, qui a également été détenu avec plusieurs militants, accusés d’intrusion, ce n’est d’ailleurs pas la première fois. Ils avaient déjà porté plainte pour vol d’un poulet dans un camion.
Elle a été arrêtée à d’autres occasions pour avoir sauvé des animaux de fermes industrielles et de camions en route vers l’abattoir. C’est direct et clair : si la loi ne protège pas les animaux, la désobéissance civile est la seule chose qui corresponde à une éthique active.
Une histoire qui ne commence ni ne se termine ici
En 2022 déjà, la fermeture de l’établissement Envigo (une autre ferme) avait permis la libération de près de 4 000 beagles après avoir documenté des violations répétées de la loi sur le bien-être animal en Virginie. Beaucoup de ces petits chiens n’avaient jamais mis les pieds sur l’herbe ou au soleil ; Actuellement, ils le savaient ainsi que l’amour des familles qui les ont adoptés.
Des organisations telles que la Humane Society des États-Unis et des groupes militants continuent d’exercer des pressions pour promouvoir des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.
La valeur d’un geste
Bravoure ou crime… avis mitigés… cependant, il est discutable d’avoir des animaux dans des conditions de surpopulation, sans aucun type d’interaction sociale ou de stimulation comme le jeu ou les promenades, la lumière du soleil, l’air frais, le tout dans le cadre des lois et de l’éthique.
L’image d’un beagle qui sort d’une cage pour la première fois, détenu par quelqu’un qui a décidé de ne pas détourner le regard et de prendre le risque de lui offrir une chance d’avoir une vie avec des familles qui l’aiment, reste dans l’inconscient collectif et continuera à avoir un impact.