Le président José Jeri défendu l’opération qui a permis la capture de Nicolas Maduro à Caracas et a assuré que, face à une situation exceptionnelle, il fallait « enfreindre temporairement le droit international » pour réaliser l’intervention.
Dans un entretien accordé à cnnle président péruvien a déclaré qu’il s’agissait d’une « mesure nécessaire », soulignant qu’« il y a des choses à faire », surtout lorsque les implications transcendent les frontières nationales. Pour Jerí, l’opération répond à un scénario qui nécessite des décisions extraordinaires.
« C’était une mesure nécessaire qui, bien que vraie, enfreint temporairement le droit international. Il y a des choses qui doivent être faites et encore plus lorsque l’implication est à l’extérieur du pays », a-t-il déclaré à CNN.
Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’après la capture, un processus de transition démocratique devait commencer au Venezuela et a souligné qu’il revenait aux Vénézuéliens eux-mêmes de définir leurs autorités. En ce sens, il a rappelé qu’en 2024 un président avait été élu qui, en principe, devrait poursuivre ce travail, tout en soulignant que la décision finale relève du pouvoir souverain du peuple vénézuélien.
Jerí a ajouté qu’il est essentiel d’établir des mécanismes avec des délais clairs vers la démocratie, étant donné que la situation vénézuélienne n’est pas un problème isolé, mais qui affecte toute la région.
Le président a souligné que la dictature au Venezuela, ainsi que ses retards actuels, ont généré une migration qui touche plusieurs pays.
Selon lui, ce phénomène confirme la nécessité de solutions politiques permettant de stabiliser le pays et de réduire les effets régionaux de la crise.