La Chine apporte stabilité et certitude au monde

Plus tôt cette année, le Forum économique mondial et la Conférence de Munich sur la sécurité ont averti dans leurs rapports annuels que l’incertitude était le risque le plus sûr pour 2026 et que l’ordre international né de la Seconde Guerre mondiale était sous pression. Depuis le début de l’année, des conflits et une instabilité se sont produits de l’Amérique latine au Moyen-Orient, suscitant une inquiétude croissante quant à l’évolution de la situation internationale.

Cette année marque le début du nouveau cycle du plan quinquennal chinois. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, comment la Chine évalue-t-elle la situation internationale actuelle ? Quel rôle compte-t-elle jouer dans la défense de la paix, de la sécurité et du développement mondiaux ? Le 8 mars, lors de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale chinoise, la conférence de presse du ministre des Affaires étrangères a attiré l’attention de nombreux observateurs internationaux.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a présenté en détail la politique étrangère du pays. Des relations entre grandes puissances à la coopération régionale, en passant par les points chauds des conflits et la gouvernance mondiale, cette apparition a offert un aperçu clair de ce que la Chine soutient, de ce à quoi elle s’oppose et de ses actions. Selon les mots prononcés lors de la conférence, la Chine aspire à « apporter la stabilité et la certitude les plus précieuses à un monde turbulent et à devenir un pilier indispensable au milieu de la confusion mondiale ».

Défendre le droit international contre la politique de la force

Dans son discours, Wang Yi a souligné la nécessité de sauvegarder l’État de droit international et de s’opposer aux pratiques d’hégémonie et de pression. « Avoir un poing plus fort ne signifie pas avoir raison », a-t-il déclaré. Il a également souligné que les grandes puissances doivent « donner l’exemple en respectant les règles, en remplissant leurs engagements et en agissant conformément à la loi ».

Le ministre a également critiqué les tentatives visant à créer des mécanismes parallèles au système des Nations Unies ou à former de petits groupes exclusifs. Selon lui, les initiatives de ce type manquent de soutien international et peuvent difficilement être soutenues à long terme. La Chine, a-t-il ajouté, ne partage pas la logique d’une prétendue « co-gouvernance des grandes puissances » et rejette toute tentative de justifier le colonialisme ou de réécrire l’histoire des agressions passées.

Alors que l’ordre international d’après-guerre est confronté à des tensions croissantes et que le rôle central des Nations Unies est remis en question, le président chinois Xi Jinping a dévoilé une initiative visant à améliorer la gouvernance mondiale lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Tianjin l’année dernière. La proposition repose sur cinq principes : l’égalité souveraine, la primauté du droit international, le multilatéralisme, l’approche centrée sur les personnes et l’orientation vers l’action. Plus de 150 pays et organisations internationales ont exprimé leur soutien à cette initiative. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné que les principes fondamentaux de la proposition coïncident largement avec les valeurs défendues par l’ONU.

Selon Pékin, ces approches se reflètent également dans ses actions pratiques. L’année dernière, la Chine a encouragé la création d’une institution de médiation internationale, a encouragé les efforts diplomatiques pour réduire les tensions régionales et a utilisé des plateformes telles que l’Organisation de coopération de Shanghai ou le mécanisme des BRICS pour renforcer la coopération entre les pays du Sud.

Ces dernières semaines, la situation liée à l’Iran est devenue l’un des principaux centres d’attention internationale. La position chinoise est claire : appeler toutes les parties à cesser les combats et à progresser vers un cessez-le-feu. Pékin entretient des contacts avec plusieurs pays du Moyen-Orient et envisage d’envoyer un envoyé spécial dans la région, en plus d’avoir proposé cinq principes pour aborder la question iranienne et d’autres questions régionales. Le journal français Le Figaro a souligné que le rôle de la Chine en tant que pôle de stabilité dans un monde turbulent est de plus en plus visible.

Promouvoir un développement commun contre le protectionnisme

Lors de la conférence de presse, le ministre a également défendu la nécessité de promouvoir un développement partagé et de résister à la montée du protectionnisme. « La grandeur d’une puissance se mesure à sa capacité à apporter un bénéfice au monde », a-t-il déclaré. Selon lui, l’isolement conduit à la faiblesse, tandis que la coopération apporte la force. L’objectif, a-t-il expliqué, est que les pays complètent leurs avantages dans un environnement ouvert, partagent les opportunités et progressent vers un développement commun.

Les « deux sessions » chinoises examinent actuellement le projet du nouveau plan quinquennal, qui définira les priorités de développement du pays dans les années à venir. Pour Pékin, ce projet constitue non seulement un nouveau plan de croissance nationale, mais aussi une vision renouvelée de la coopération avec le reste du monde. Ces derniers mois, des dirigeants d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine se sont rendus en Chine avec l’intention d’approfondir la coopération et d’explorer de nouvelles opportunités de développement.

En tant que deuxième économie mondiale, la Chine affirme que se concentrer sur son propre développement constitue déjà une source de stabilité dans un environnement international incertain. Le pays aspire non seulement à prospérer, mais aussi à contribuer au progrès mondial. Au cours des cinq dernières années, l’économie chinoise a connu une croissance annuelle moyenne de 5,4 % et a contribué à environ 30 % de la croissance économique mondiale, un chiffre supérieur à celui des pays du Groupe des Sept réunis.

Dans la perspective des cinq prochaines années, Pékin affirme qu’il continuera à élargir son ouverture économique de haut niveau : il aspire à rester à la fois « l’usine du monde » et un grand marché mondial, et à maintenir son rôle d’un des moteurs les plus stables de la croissance internationale.

Aujourd’hui, le monde traverse une étape de profondes transformations. Dans ce contexte, la Chine estime que sa diplomatie doit jouer un rôle plus actif. Tout au long de l’année, les dirigeants chinois effectueront plusieurs visites internationales importantes. Dans le même temps, le pays accueillera la 33e réunion informelle des dirigeants de la Coopération économique Asie-Pacifique et accueillera le deuxième sommet Chine-États arabes.

Dans un scénario international marqué par des tensions et des incertitudes, Pékin affirme que son objectif est d’assurer la stabilité et la prévisibilité, deux éléments qu’il considère comme essentiels à la paix et à la stabilité mondiales.

(Par Lei Xiangping, correspondant du China Media Group)