Dans le cadre du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), les délégations commerciales de la Chine et des États-Unis ont entamé un nouveau cycle de négociations, selon les médias chinois.
Ces pourparlers se déroulent dans un climat de tension croissante, marqué par les récentes restrictions technologiques imposées par les deux nations.
L’agence officielle chinoise Xinhua a rapporté que « les délégations chinoise et américaine se sont rencontrées ce samedi matin pour discuter de questions commerciales et économiques ».
Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui dirige l’équipe de négociation, est arrivé au plus haut gratte-ciel de Malaisie peu avant 11 heures, heure locale. Lors de cette réunion, il a rencontré le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, et le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, rapporte Telesur.
Les pourparlers devraient durer jusqu’à l’après-midi du même jour, et la possibilité d’une deuxième réunion dimanche pour poursuivre le dialogue n’est pas exclue.
Préparatifs de la réunion des dirigeants
Ce dialogue vise à apaiser les tensions entre les deux puissances avant la rencontre attendue entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, prévue le 30 octobre. Dans des déclarations précédant son voyage en Malaisie, Trump a mentionné qu’ils discuteraient des questions agricoles et de la situation liée à Taiwan.
« Nous avons beaucoup à parler au président Xi, il a beaucoup à nous parler, je pense que nous aurons une bonne réunion », a déclaré le président américain.
La récente escalade des tensions a notamment été alimentée par de nouvelles restrictions imposées par la Chine sur l’exportation de terres rares, des métaux essentiels à l’industrie technologique largement contrôlée par Pékin.
La Chine a justifié ces restrictions par des arguments de sécurité nationale, tandis que Washington a qualifié ces mesures de « disproportionnées ». En réponse à ces actions, Trump a menacé d’augmenter les droits de douane sur les produits chinois jusqu’à 100 % à partir du 1er novembre, ce qui pourrait encore aggraver le conflit commercial entre les deux pays.