La classe STF porte plainte contre Arthur Lira

São Paulo – À l’unanimité, le premier collège de la Cour suprême fédérale (STF) a déposé ce mardi (6) une plainte contre le maire, Arthur Lira (PP-AL), pour corruption passive. A la reprise du procès, les cinq membres de la collégiale ont voté sa clôture : Alexandre de Moraes, André Mendonça, Dias Toffoli, Luiz Fux et Luís Roberto Barroso. Le ministre Mendonça a repris le poste de rapporteur à la place de Marco Aurélio Mello, qui a pris sa retraite en 2021.

L’affaire fait référence à la plainte de 2019 du bureau du procureur général. Le premier panel a fait de Lira un accusé et l’année suivante, une demande de révision faite par Toffoli a suspendu le procès, même s’il y avait une majorité pour maintenir la plainte. Cette année, le PGR a abandonné la charge.

En 2012, un conseiller parlementaire tentait de quitter São Paulo pour Brasilia avec 106 000 R$ en espèces. A l’occasion, il a précisé que la somme appartenait à Arthur Lira, à l’époque chef du PP. Le bureau du procureur a déclaré que l’argent serait en échange d’un soutien politique impliquant le commandement de la Companhia Brasileira de Trens Urbanos (CBTU).

En février, la défense du président de la Chambre a présenté un nouvel appel, dans lequel il a remis en cause le jugement, arguant que des affaires connexes avaient déjà été rejetées et annulées judiciairement. Il a également cité la loi anti-criminalité, dans le dispositif qui empêche la réception sur la seule base de la plainte du lanceur d’alerte. Après cela, le PGR a changé sa position, car il n’a pas vu de preuves au-delà de l’accusation, et a commencé à défendre le dossier.