La Cour constitutionnelle demande au gouvernement et au Congrès de réglementer les influenceurs et les créateurs de contenu en Colombie

Le Cour constitutionnelle Il a mis sur la table la nécessité d’établir des règles plus précises pour ceux qui produisent et diffusent des contenus sur les plateformes numériques. À travers le arrêt T-241 de 2026la Haute Cour a demandé au gouvernement national et au Congrès de la République de proposer une réglementation spécifique sur les droits et devoirs des créateurs de contenu et influenceursnotamment en ce qui concerne l’exercice de la liberté d’expression et la protection des droits fondamentaux.

Le jugement a été rendu public ce vendredi 21 août et découle de l’analyse d’une action de protection liée à la publication, dans un podcast, d’informations sensibles sur une personne qui avait apporté son témoignage lors d’un entretien.

La tutelle qui a porté l’affaire devant la Cour constitutionnelle

La décision a été prise par le Sixième Chambre de révisioncomposé des juges Jorge Enrique Ibáñez Najar, Paola Andrea Meneses Mosquera et Vladimir Fernández Andrade, qui a présidé.

La tutelle a été déposée par Mariana contre Diana, noms utilisés dans le jugement pour protéger l’identité des personnes impliquées. Diana est la créatrice du podcast La Pradera Audiovisuels.

Selon le cas étudié par la Cour, Mariana a soutenu que la diffusion d’un entretien dans lequel elle témoignait sur un épisode de violence de genre Cela s’est produit sans son autorisation. En outre, il a déclaré que, malgré la demande de suppression du contenu, celui-ci est resté disponible sur les plateformes numériques pendant plus d’un an.

L’affaire a amené la Haute Cour à analyser non seulement la situation particulière des deux femmes, mais également les conditions dans lesquelles les créateurs de contenus peuvent utiliser et divulguer les informations personnelles de ceux qui participent à leurs productions.

La Cour a fixé des conditions pour le consentement

L’un des points centraux de l’arrêt est lié à la consentement à divulguer des informations personnelles. La Cour a précisé que cela devait être préalable, libre et informé.

La providence explique que chacune de ces conditions a une portée spécifique :

  • Précédent: Une autorisation doit être obtenue avant de produire le contenu.
  • Gratuit: la personne doit l’accorder sans aucune forme de coercition.
  • Informé: Celui qui fournit l’information doit savoir clairement à quoi elle sera destinée.

Selon les termes de l’arrêt, « le consentement préalable exige qu’une autorisation soit obtenue avant de produire le contenu ; le consentement libre implique l’absence de coercition et le consentement éclairé exige que celui qui fournit l’information sache clairement l’usage qui en sera fait ».

La Cour a également souligné que le consentement peut être révoqué. Par conséquent, lorsque le propriétaire des renseignements demande le retrait de l’autorisation, la personne qui l’a reçue doit prendre les mesures nécessaires pour rendre cette décision effective.

Le créateur du podcast doit supprimer le contenu et s’excuser

Lors de l’analyse de ce cas spécifique, la Cour constitutionnelle a conclu que Diana avait violé les droits fondamentaux de Mariana à intimité et image de soiparce qu’il n’a pas obtenu un consentement répondant aux conditions établies et a maintenu l’interview publiée malgré la demande de retrait.

Dans le cadre des mesures de réparation, le tribunal a ordonné au créateur de contenu de présenter excuses publiques à Mariana et s’abstenir de republier l’interview ou tout contenu dérivé de l’épisode.

De plus, il doit mettre en œuvre des mécanismes permettant d’obtenir un consentement valable des futurs invités lorsque les épisodes impliquent des informations intimes.

La Cour a cependant déclaré irrecevables les demandes liées à la reconnaissance des avantages économiques et à la protection de la réputation et de l’honneur, estimant qu’il existe d’autres moyens juridiques pour résoudre ces demandes.

L’appel au gouvernement et au Congrès

Au-delà du cas particulier, la décision comprenait une décision qui pourrait avoir une portée sur l’écosystème du contenu numérique en Colombie.

Le Cour constitutionnelle a averti qu’il n’existe actuellement aucune réglementation précise qui établit clairement les limites et les obligations du créateurs de contenu, influenceurs, utilisateurs et plateformes numériques dans le pays.

C’est pour cette raison qu’il a exhorté le Ministère des Technologies de l’Information et de la Communication (MinTIC) et à Congrès de la République de légiférer en la matière.

La Haute Cour a noté que la liberté d’expression dans les médias numériques conserve son caractère de droit fondamental, mais doit être exercée dans le respect des autres droits protégés par la Constitution.

Les plateformes numériques doivent aussi connaître la décision

La Cour constitutionnelle a également impliqué plusieurs sociétés qui exploitent les plateformes utilisées pour produire et distribuer du contenu numérique.

La Providence a exhorté les entreprises comme Service mondial de podcasting iVoox, Podcasts.nu, Spotify Colombie, Google, Apple, Amazon, Meta, TikTok et X diffuser la décision auprès des créateurs de contenu et des influenceurs colombiens qui utilisent leurs services pour produire et diffuser des podcasts.

L’objectif est que ceux qui participent à ce type d’activités connaissent les critères établis par la Cour concernant l’utilisation des renseignements personnels et la nécessité d’avoir des autorisations valides.

Liberté d’expression et protection des droits fondamentaux

L’arrêt rappelle également que le liberté d’expression Il bénéficie d’une protection constitutionnelle, mais il ne constitue pas une autorisation d’ignorer les droits d’autrui.

La Cour a noté que ce droit « doit être exercé dans le respect des droits d’autrui et des principes constitutionnels, et que l’absence de consentement valide peut conduire à la violation de la vie privée et de l’image personnelle ».

Avec ce jugement, le tribunal supérieur a non seulement résolu la protection liée à l’interview publiée dans le podcast, mais a également remis en discussion la nécessité d’établir des règles spécifiques pour une activité qui a acquis une présence croissante en Colombie : la production et la diffusion de contenus à travers des plateformes numériques.