La CTB réélit le président et approuve l’union avec la CGTB. La direction aura une majorité de femmes

São Paulo – CTB a clôturé hier (14) son cinquième congrès, en élisant le nouveau bureau, qui sera majoritairement féminin, et avec l’approbation d’une proposition d’unification avec la CGTB. Les deux centrales discutaient de ce processus depuis des années. Avec une seule liste, le banquier Adilson Araújo, de Bahia, a été réélu à la présidence, tandis que Ronaldo Leite (un employé de Correios à Rio de Janeiro) sera le secrétaire général.

La direction compte également sept vice-présidents, dont celui de l’époque président de la CGTB, Ubiraci Dantas de Oliveira, Bira. La durée est de quatre ans. Au total, la liste était composée de 157 administrateurs. Pour la première fois, rappelle CTB, l’exécutif sera majoritairement féminin. Sur les 73 membres, 38 (52%) sont des femmes.

Origines

La CTB a été créée fin 2007. Jusque-là, une partie de ses membres travaillaient à la CUT, dans une tendance liée au PCdoB. Le premier président de la nouvelle centrale, Wagner Gomes, était vice cutista. Il a été honoré lors du congrès – il est décédé la veille de l’événement. La CGTB, quant à elle, est née dans les années 1980, période marquée par la réorganisation du mouvement syndical entre la fin de la dictature et la reprise mouvementée du processus démocratique. La CUT, par exemple, a été créée en 1981, tandis que Força Sindical a vu le jour 10 ans plus tard.

Mercredi prochain (18), les centrales syndicales organisent une « journée nationale de lutte et de grève ». L’action est contre la Proposition d’amendement à la Constitution (PEC) 32, de « réforme » administrative, en signe de protestation contre les privatisations et pour plus d’emplois. Les employés à tous les niveaux (fédéral, étatique et municipal) feront grève.