La Maison Blanche approuve les modifications du programme de visa pour les travailleurs étrangers

Visa. Photo : Shutterstock

La Maison Blanche a mis en place de nouvelles restrictions pour le programme de visa H-1B après la signature d’une proclamation présidentielle le 19 septembre 2025. Ces mesures affectent les entreprises, les institutions et les travailleurs étrangers cherchant à s’intégrer au marché du travail américain grâce à ce visa, et représentent un changement significatif dans des secteurs clés tels que la technologie, la santé et l’éducation. Parmi les modifications les plus pertinentes figurent un paiement supplémentaire de 100 000 dollars pour chaque nouvelle candidature, ainsi que des conditions d’éligibilité plus strictes, a rapporté AP News.

Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a officialisé la mesure par le biais d’une mise à jour réglementaire publiée dans le Federal Register. La réforme redéfinit ce qui est considéré comme une « profession qualifiée », révise les exemptions historiques, renforce la surveillance des employeurs et ajuste les coûts de candidature. Selon le gouvernement, ces actions visent protéger le marché du travail américain et donner la priorité à l’admission de travailleurs étrangers hautement qualifiés, après un processus de consultation publique.

Le programme de visa H-1B, créé par le Loi sur l’immigration de 1990permet l’entrée annuelle de jusqu’à 65 000 travailleurs dans les domaines techniques, avec 20 000 places supplémentaires pour les diplômés avancés des universités américaines. Ce mécanisme a suscité un débat en raison de son impact sur le secteur productif et des plaintes pour abus et saturation, selon Reuters.

Le changement le plus important est l’exigence de paiement supplémentaire de 100 000 $ pour chaque nouvelle demande déposée depuis le 21 septembre 2025. Ce montant ne s’applique pas aux renouvellements ou aux titulaires actuels, et des exemptions ne peuvent être accordées qu’en cas d’intérêt national. De plus, la définition de « profession spécialisée » est resserrée, exigeant que les postes requièrent des diplômes universitaires spécifiques directement liés aux tâches du poste.

Cette mesure touche principalement les grandes entreprises technologiques, les universités, les hôpitaux et autres institutions qui dépendent du talents internationaux. Selon l’American Medical Association (AMA), environ 64 % des médecins étrangers travaillent dans des communautés mal desservies et près de la moitié dans des zones rurales, ce qui soulève des inquiétudes concernant les soins médicaux et la recherche.

Il convient de noter que le DHS a également limité les exemptions au plafond annuel et renforcé le contrôle sur les entreprises qui sous-traitent du personnel ou emploient des étrangers dans des sociétés associées. L’administration a défendu les changements comme un moyen de protéger la main-d’œuvre américaine en empêchant les réductions de salaires et prioriser l’embauche de professionnels aux compétences avérées.

Les organisations syndicales et médicales ont exprimé leur opposition, mettant en garde contre d’éventuelles pénurie de professionnels et les risques pour la compétitivité. À mesure que la mise en œuvre de la réglementation se développe, les employeurs et les migrants devront ajuster leurs stratégies, anticipant des perspectives plus coûteuses et plus réglementées pour l’obtention de visas H-1B.